Formes Simples

 date

du 13/06/2014 au 05/01/2015

 salle

Centre Pompidou-Metz,
Metz

 appréciation
 tags

Alberto Giacometti / Anish Kapoor / Anthony McCall / Centre Pompidou-Metz / Man Ray / Marcel Duchamp / Tony Smith

 liens

Centre Pompidou-Metz

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Servie par une belle scénographie, toute en courbes et arcs de cercle, Formes Simples souhaite s’attacher, sous le commissariat de Jean De Loisy, aux œuvres d’extraction modeste, comme surgies naturellement dans le champ artistique. La présentation voulue n’est ni chronologique, ni géographique, ni par mouvement créatif mais plutôt par type de forme ou par leur origine et leur source d’inspiration. Se rencontrent alors les périodes et styles, se côtoient ainsi des objets antiques, des vestiges, des ustensiles arts premiers ou pré-moyenâgeux et de l’art moderne et contemporain dans un ensemble bien équilibré même si les plasticiens des deux premiers tiers du XXe siècle sont majoritaires (Fernand Léger, Marcel Duchamp, Alberto Giacometti...).

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Man Ray - Lampshade
(courtesy Centre Pompidou)

Dépouillés et épurés, jusqu’à l’os, les volumes tendent vers l’assèchement, les lignes pouvant être très fines et la matérialisation pouvant même se faire purement spectrale, à l’image des sculptures de lumière d’Anthony McCall et Olafur Eliasson. Entre fonctionnalisme et artistique, les frontières s’amincissent (le Lampshade de Man Ray) pendant que les hélices d’avion, élancées et lorgnant évidemment vers le ciel, se trouvent relayées par L’Oiseau dans l’Espace de Constantin Brâncuși, rapprochement qui amène à s’interroger sur les rapports entre nature et intervention humaine, sorte de fil conducteur de l’exposition.

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Anish Kapoor - When I Am Pregnant
(courtesy Centre Pompidou)

La Lune est, par exemple, mise en regard avec les cercles tracés, un silex taillé ressemble à une grande arête de poisson, les sculptures noires de Tony Smith se trouvent « au-delà de la géométrie » (comme l’indique le titre de l’espace où elles sont placées), When I Am Pregnant d’Anish Kapoor rejoue plastiquement une situation de grossesse, plusieurs créations font montre d’un zoomorphisme certain tandis que les œuvres énigmatiques de la fin du parcours s’interrogent sur la force de la gravité. Précisément, la part mystique de cette impossibilité à résoudre certaines questions n’est nullement éludée, soulignée de surcroît par les cimaises blanches, manière de rester dans l’incertitude sur la genèse, terrestre ou divine, de ces formes simples.

Itinérance de l’exposition :
- du 25 avril au 5 juillet 2015 : Mori Mart Museum - Tokyo

François Bousquet
le 10/10/2014

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