iTAL tEK

Nebula Dance

(Planet Mu / La Baleine)

 date de sortie

22/10/2012

 genre

Electronique

 style

Electronica / IDM

 appréciation

 tags

Electronica / IDM / iTAL tEK / Planet Mu

 liens

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Après cYCLiCAL (2008) et Midnight Colour (2010), iTAL tEK sortait donc son troisième album fin 2012. Quelque peu lassé du breakcore qui avait envahi le label Planet Mu, Alan Myson est l’un des rares artistes du label anglais que l’on continue à suivre, aux côtés de Boxcutter par exemple.

A vrai dire en mettant le CD sur la platine on se demandait quand même un peu ce que l’on allait écouter, sentant le bonhomme capable de surprises et de changement de direction à tout moment. Si sur le fond on retrouve toujours les composantes typiques de l’IDM, l’anglais a toujours tendance à puiser certains éléments dans des musiques plus groovy, lorgnant légèrement vers le hip-hop, utilisant les cassures du breakcore en mettant de côté le tempo survolté. Dès les premiers titres on retrouve tout ça, de la rythmique lourde et groovy, limite tropicale de Nebula Dance aux délicieuses arpèges synthétiques de Pixel Haze, Ital Tek trouve son équilibre en jouant sur les deux tableaux, distillant même parfois quelques bleeps 8-bits que l’on n’attendait pas vraiment ici.
Si sur la longueur l’album nous apparaît tout à fait cohérent, Alan Myson parvient sans mal à nous surprendre en explorant de nouvelles combinaisons, en alternant les styles, mettant l’accent tantôt sur les rythmiques, tantôt sur des mélodies qui font mouche.

Le titre l’annonce, Dusk Beat est avant tout une pièce rythmique ponctuée d’onomatopées feutrées et de boucles minimalistes tandis que Intercruise déploie moult mélodies synthétiques, naïves et/ou sucrées, avec un léger parfum 80s afin d’asseoir le propos. D’un autre côté, quand il le veut iTAL tEK nous offre des tubes parfaitement équilibrés. Certes plus classiques, on pourra les rapprocher d’une electronica mélodique mais Human Version a tout ce qu’il faut pour vous faire sautiller tandis que Steel Sky se fait limite planant avec ses mélodies soyeuses et toutes en longueur.
Peut-être un peu plus ancré dans son époque, Solar Sail voit apparaître des samples vocaux dont le traitement n’est pas sans nous rappeler la vague witch house tandis que l’anglais s’essaye à l’ambient avec un Discontinuum parfaitement maîtrisé, doux et subtilement rythmé. Par deux fois la tonalité nous apparaîtra un peu différente, plus acoustique. Là encore les titres sont annonciateurs puisque Glokk est dominé par une mélodie à base de tintements de cloches et Gonga, essentiellement rythmique, fait la part belle à des percussions exotiques.

Nebula Dance est un très bel album que l’on écoute depuis quelques semaines et dont on ne se lasse pas. Le genre de disque sautillant qui vous donne la patate et vous met le sourire aux lèvres.

Fabrice ALLARD
le 29/08/2014

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