Brambles

Charcoal

(Serein / Import)

 date de sortie

22/10/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Néo-Classique

 appréciation

 tags

Ambient / Brambles / Néo-Classique / Serein

 liens

Serein
Brambles

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On découvre Brambles, projet solo de Mark Dawson, né en Grande-Bretagne mais vivant en Australie quand il n’est pas sur les routes européennes. On ne sait rien d’autre de cet artiste, apparemment très productif puisque l’EP initialement prévu par le label anglais s’est rapidement transformé en album, enregistré en grande partie à Melbourne, dans The Painted Palace, un lieu de résidence et de passage pour artistes.

De lentes nappes, le battement d’ailes d’un oiseau, de douces boucles de guitare ponctuées d’une basse marquée, un accompagnement de piano, des cordes plaintives au loin, tels sont les éléments qui composent To Speak of Solitude et avec lesquels on découvre l’univers de Mark Dawson. Une musique que l’on rapprochera forcément de toute la scène néoclassique, mais avec une richesse, une orchestration élargie d’autant plus étonnante que Brambles est le projet d’un seul homme.
Au fil des 8 titres qui composent Charcoal on se laisse bercer par une musique pleine de douceur, se faisant rassurante alors que le tempo devient quasi mécanique, simplement construit sur des pincements de corde et la réponse d’un piano sur Such Owls As You.

Composé en grande partie sur le piano de The Painted Palace, Charcoal fait la part belle à des mélodies particulièrement soignées. Notre préférence se portera sur les pièces dominées par le clavier, et on pensera alors à Max Richter, ou éventuellement à Nils Frahm (Pink and Golden Billows). Mais Brambles va plus loin et enrobe les mélodies de In The Androgynous Dark de teintes jazzy avec la danse feutrée des balais sur les percussions ou quelques flottements de cuivres.
Plein de surprises, l’Australien finit de nous convaincre avec Arête, d’abord langoureux, dominé par les cordes, avant qu’une subtile rythmique ne s’élève, croisant petits coups acoustiques et piano plein de vie. Il n’y a qu’une pièce qui se distingue de cet univers acoustique et néoclassique, il s’agit de Deep Corridor. On serait ici plus proche d’un croisement entre une production Raster Noton (pulsation de basses, éclats granuleux) et un tube de Leafcutter John (le travail sur les vocalises) pour un résultat ambient cinématographique, sombre et moite.

Du coup l’enchaînement est parfait avec le caudale Unsayable, piano solo, lent, pour une conclusion mélancolique. Un magnifique album, du travail d’orfèvre.

Fabrice ALLARD
le 30/08/2014

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