Andrey Kiritchenko

Chrysalis

(Nexsound / Import)

 date de sortie

00/10/2012

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Future Jazz

 appréciation

 tags

Andrey Kiritchenko / Expérimental / Future Jazz / Nexsound

 liens

Andrey Kiritchenko
Nexsound

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Cela fait bien longtemps que l’on n’avait pas parlé d’Andrey Kiritchenko. Il faut dire qu’il a pas mal réduit ses activités depuis 2008, tant au niveau de sa production musicale que de son label Nexsound sur lequel on retrouve logiquement cet album. De l’eau ayant coulé sous les ponts, Chrysalis est une grosse surprise puisque l’Ukrainien tend à mettre l’électronique de côté au profit d’une orchestration aux teintes jazzy.

A vrai dire, on est un peu déboussolé à l’écoute de Vortex Singular qui ouvre l’album, à se demander si c’est bien une pièce de l’Ukrainien : on démarre par des percussions atypiques qui tournent en boucle, la contrebasse au second plan pour souligner le tempo, puis un duo de piano et clarinette prend place et domine ce premier titre. Quelques éclats rythmiques plus tard, cette musique qui paraissait abstraite se structure au point de devenir quasiment mécanique. Pour couronner le tout, Andrey Kiritchenko incorpore sur le final une électronique brute, aride, faite de couinements et de glitchs du plus bel effet pour un premier titre effectivement singulier et particulièrement réussi.
Mais c’est bien l’acoustique qui domine sur Chrysalis, à l’image de ce Quasi Religious qui multiplie les percussions mélodiques telles que xylophone ou marimba. Andrey Kiritcheko n’est pas seul en piste puisque l’on retrouve ici Gendel Krechkovskiy à la contrebasse et un peu plus loin c’est Artem Amstibovskiy à la clarinette sur Momentum Derive. De part l’instrumentation, on pense parfois aux séquences mélodiques de Tortoise, croisant très régulièrement marimba et piano.

Ultra mélodique et répétitif à souhait, A Sack Of Winds nous rappelle quant à lui plutôt Steve Reich, avec un tempo assez soutenu, quelques cassures et une belle explosion de déformations numériques et autres glitchs en guise de final.
Et puisque l’on parle d’électronique, on terminera ce tour d’horizon avec Fly Above Where Leafs Do Not sur lequel l’Ukrainien fait encore un joli travail de fusion entre électronique et acoustique. Une ouverture faite de frétillements rythmiques et lente mélodie nonchalante, une pièce quasi ambient et chaleureuse bientôt enrichie par une mélodie de clarinette, belle et contemplative, et de tintements de kalimba. Douceur et épure.

Un album inattendu, sur lequel on avouera avoir eu un petit a priori négatif et qui se révèle être finalement une excellente surprise.

Fabrice ALLARD
le 31/08/2014

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