Dakota Suite & Quentin Sirjacq

There Is Calm To Be Done

(Karaoke Kalk / La Baleine)

 date de sortie

11/07/2014

 genre

Rock

 style

Lo-Fi

 appréciation

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Album complet en streaming

 tags

Dakota Suite / Karaoke Kalk / Lo-Fi / Quentin Sirjacq

 liens

Quentin Sirjacq
Dakota Suite
Karaoke Kalk

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Artiste à la trajectoire très intéressante, capable de passer du compagnonnage de hérauts de la scène improvisée à une musique plus intimiste et néo-classique sur son album La Ligne Claire, vanté il y a quatre ans sur ces pages, Quentin Sirjacq travaille également, depuis 2010, aux cotés de Dakota Suite. Si les publications du groupe anglais, quoique très convaincantes dans l’ensemble (malgré une discographie pléthorique, difficile à suivre de près), ne se situent pas forcément dans notre ligne éditoriale, les Britanniques collaborent de temps en temps avec d’autres musiciens, formant des occasions d’en recenser le résultat.

Ainsi avons-nous déjà pu rendre compte d’un projet en commun avec Emanuele Errante, dans lequel l’Italien apportait quelques touches électroniques ; logiquement, cette fois-ci, Sirjacq opère au piano, amenant ampleur et suavité. De fait, le toucher du Français souligne le chant, proche d’une forme de spoken word de Chris Hooson, tandis que la guitare de ce dernier et la basse de David Buxton font le choix d’une approche lo-fi caractéristique. Il en découle des agencements à la beauté minimale (à l’image de la pochette, typique de celles de Dakota Suite) et assez noire (le timbre d’Hooson, la batterie d’Étienne Bonhomme caressée par ses balais, l’atmosphère générale), mais rehaussés par les notes de piano (This Is My Way Of Saying That I Am Sorry, Dronning Maud Land, Be My Love).

Quand le propos se fait instrumental, les trois musiciens principaux s’autorisent des incursions proches d’un certain free-jazz (Commiting To Uncertainty où les rejoignent le trombone de Vincent Renaudineau et la trompette de Takuma Sakamoto), d’un néo-classique avec présence marquée de la clarinette de Laurent Bruttin (Nu Dat Deze Dag Voorbij Is), d’une forme de jazz alangui plus traditionnel (Nothing Is Gone) ou encore d’un quasi-slowcore (le morceau-titre). Parvenir à offrir une telle variété tout en conservant une couleur assez homogène et identifiable sur les cinquante-cinq minutes de l’album témoigne assurément de sa belle réussite.

François Bousquet
le 18/09/2014

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