My Tiger Side

1

(Autoproduit / Internet)

 date de sortie

27/12/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Post-Rock

 appréciation

 tags

Ambient / Autoproduit / My Tiger Side / Post-Rock

 liens

My Tiger Side

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My Tiger Side est le projet d’un certain Rémi Saboul, actif depuis une vingtaine d’années au sein de multiples projets. On citera principalement le groupe de rock Drive Blind et, à notre plus grande surprise puisqu’on ne les appréciait guère, les fameux Rinôçérôse, a priori entre 1998 et 2002, ce qui correspond aux trois premiers albums de la formation montpelliéraine. Aujourd’hui Rémi Saboul navigue en solo avec son projet My Tiger Side dont 1 est logiquement le premier volet. Sorti dans un premier temps via Bandcamp, l’album a connu par la suite une sortie vinyle auto-produite (juin 2013), puis une sortie CD fin 2013 agrémentée de quelques inédits grâce au label français Alter Sonic Records, dédié aux musiques expérimentales.

1 est un album qui se dévoile tout doucement, révélant tour à tour des pièces électroniques, d’autres tournant autour de la guitare et parfois électronique et acoustique se retrouvent dans une belle harmonie, esquissant sur la longueur une sorte de post-rock ambient particulièrement soigné.
L’album est clairement divisé est deux parties avec dans un premier temps 5 titres qui permettent de faire connaissance, puis une longue pièce à la construction plus classique, découpée en ouverture, 4 opus et un final.

On découvre donc My Tiger Side avec dans un premier temps un bel égrenage de notes d’une guitare lumineuse, ponctué de légers effets électroniques (Commute), puis on bascule vers une très belle ambient électronique, mystique, un peu spatiale, avec Botaurus Stellaris In Db Minor. Grosse surprise ensuite avec un Drone minimaliste, abstrait et répétitif qui risque d’en ennuyer un certain nombre tandis que Rest In Pieces ressemble à une synthèse puisque scintillements électroniques et mélodie de guitare trouvent leur équilibre, qu’ils jouent de concert ou qu’il prennent tour à tour le contrôle.

On passe ensuite à Mass In C Major sur lequel le français adopte un langage un peu différent. D’épaisses nappes d’orgue lancent l’Ouverture avant de laisser la place à des guitares fragiles, timides, un peu hésitantes tandis que le premier opus (Kyrie) se voit traverser par de gros riffs de guitare. Mais le musicien nous surprend toujours, distillant quelques subtiles bruitages et effets électroniques là où on ne les attendait plus, ou déchirant de douces nappes d’orgues par de gros riffs de guitares et larsens sur Gloria.
Mais notre préférence se portera sur Dies Irae, magnifiquement amené puisqu’il commence par reprendre le thème principal de la pièce avec une sorte de basse électronique, sur lequel il vient poser et triturer des samples d’un chant arabisant. Un procédé qu’il a la bonne idée de reprendre sur le final (Ite Missa Est), de façon certes plus sobre puisque cette fois le chant semble provenir d’une radio ou d’une télévision pendant que des enfants jouent et rient à l’extérieur.

Pas d’extravagances sur cet album qui nous laisse une impression de sobriété. C’est beau et simple, doux, fin et sensible, bref, un corps de tigre mais une âme de chaton.

Fabrice ALLARD
le 16/09/2014