Mackaper

Mot Ljusare Tider

(Flora & Fauna / Import)

 date de sortie

19/12/2012

 genre

Electronique

 style

Folk / Psyché Rock

 appréciation

 tags

Flora & Fauna / Folk / Mackaper / Psyché Rock

 liens

Flora & Fauna
Mackaper

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Mackaper était d’abord un duo d’organistes suédois, une sorte de side project pour Markus Hulthén et Per Nyström qui jouaient alors tous deux au sein de The Concretes. C’est à base de claviers, mélodica et boite à rythme qu’ils ont composé leur premier album Tale of Tales fin 2009 dont le morceau titre est un petit bijou, entre krautrock et folk scandinave. Depuis, le duo est passé au quintette avec l’arrivée d’un batteur, un bassiste et un saxophoniste, mais ils ont su garder l’esprit de la formation initiale avec une psyché-folk guidée par les douces mélodies de claviers.

Mot Ljusare Tider est un album-plaisir, une friandise au plaisir immédiat et sur laquelle les gourmands reviendront régulièrement. Ainsi dès Dimma on a envie de dodeliner et fredonner ces douces ritournelles. L’apport des nouveaux musiciens est tout de suite visible avec notamment cette intro de guitare basse que l’on croirait tirée d’un western avant que les orgues assurent mélodie et accompagnement. C’est à la fois beau, lumineux, teinté d’une légère mélancolie mais aussi plein de vie dans un final folk-rock plus débridé.
On le voit, les claviers sont encore bien présents et continuent de garder le dessus sur des pièces telles que cette intro ou encore Under Stjärnhimlen, accompagnés d’un chœur sur le refrain. L’apparition du saxophone se fait progressivement, d’abord discrète, derrière le rideau et en chœur avec les orgues sur Gryning avant de sa lâcher sur un final nerveux qui donne à Mackaper une image un peu moins sage.

Mais d’une manière générale le cuivre joue la carte de l’harmonie, trouvant parfaitement sa place pour faire décoller un refrain sur Flykten ou apporter une petite touche d’imprévu en virevoltant derrière les claviers du très soigné Staden Vaknar. D’un jeu généralement plus tendu, le saxophone joue bien souvent de pair avec la batterie, apportant par exemple une note un peu plus rock sur Tundra.
En fil rouge, de façon discrète, le groupe garde un certain esprit psyché-folk, multipliant les strates sonores sur un très dense Skymning, invitant un tambourin pour appuyer le tempo ou encore une flûte sur le très beau Höstvisa, une sorte de musique de troubadour qui une fois encore n’est pas sans rappeler le premier album en mettant le saxophone en retrait.

On notera bien un ou deux titres un peu moins inspirés comme le morceau titre aux mélodies un peu naïves mais Mot Ljusare Tider reste un très beau disque et une bonne porte d’entrée pour découvrir cette formation scandinave.

Fabrice ALLARD
le 22/09/2014