Weaving Chaos

 chorégraphe

Tânia Carvalho

 date

du 24/09/2014 au 26/09/2014

 salle

Centre Pompidou,
Paris

 appréciation
 tags

Centre Pompidou / Tânia Carvalho

 liens

Centre Pompidou
Tânia Carvalho

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Le programme de salle distribué à l’entrée de Weaving Chaos annonce une relecture de L’Odyssée d’Homère et précise que « plus qu’au texte, c’est aux sentiments complexes de son héros que [la chorégraphe] s’intéresse ». De fait, aucune des figures attendues n’apparaît dans cette création de Tânia Carvalho : ni le Cyclope, ni les sirènes, ni Circé, ni même Pénélope ou Télémaque ne sont représentés sur le plateau. En vérité, plutôt que de contextualiser le propos par la narration, la Portugaise le fait par le biais des tenues (pagnes, tuniques, culottes de peau, donnant aux protagonistes des faux airs de faunes ou de satyres) et du maquillage très marqué (visage blanc, sourcils et barbichettes charbonneux) qui renvoient plus directement à l’Antiquité.

En parallèle, les danseurs se relaient pour interpréter Ulysse, isolé du reste du groupe, mis sous la lumière d’un petit projecteur tandis que les autres évoluent en masse, faisant onduler leurs bras comme secoués par les vagues de la Méditerranée. De son côté, statique et immobile sous la lumière, Ulysse s’assoupit quelques secondes, à intervalles réguliers, avant de se ressaisir, comme le héros grec le fit plusieurs fois, causant des rebondissements divers. Balayée par les flots, la petite troupe des marins reste solidaire, portée par une énergie certaine, offrant même quelques tableaux vivants lorsque les danseurs se figent, comme statufiés dans le mouvement, leurs visages grimaçants et très expressifs.

Des crépitations sonores et des effets de « flash » des projecteurs de salle symbolisent les différentes tempêtes qui frappèrent le navire, des craquements matérialisant le jeu du bois et une note tenue le souffle du vent. Pour autant, malgré ces efforts de transfiguration, l’ensemble demeure trop répétitif et pas suffisamment diversifié, constat assez surprenant quand on se souvient que le voyage d’Ulysse, s’il ramène in fine le héros à son point de départ, n’a cessé de le voir se confronter à de nouveaux obstacles.

François Bousquet
le 29/09/2014

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