Machinone

Tokyo

(flau / Import)

 date de sortie

06/08/2014

 genre

Rock

 style

Acoustique

 appréciation

 tags

Acoustique / flau / Machinone

 liens

flau

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Nouvelle signature du label flau, Machinone rejoint la structure de Tokyo avec un album du même nom dont la préhension première ne nous met pas dans les meilleures dispositions : dix-neuf titres pour cinquante-trois minutes, soit une suite de vignettes forgées autour d’un instrumentarium assez délicat (clochettes, arpèges de guitare acoustique, banjo, clarinette, toy piano) et aux intitulés reflétant précisément les matériaux utilisés ou tirant vers un caractère illustratif (Bell Guitar, Driftwood, Flower Stamp, Windwijzer). Bref, la mièvrerie et l’ébahissement face à de petits arrangements façon fragments du quotidien faisaient leur approche.

Si Machinone sait convoquer d’autres apports pour créer un peu plus de profondeur (les cordes de Siksy, la clarinette de Vihrea), la grande majorité des morceaux de Tokyo confirment ces craintes et ne dépassent pas le stade de l’anecdotique (nonobstant le caractère agréable du finger-picking de la guitare sèche). La litanie des pistes se déroule donc sans qu’on prête véritablement d’attention davantage à l’une qu’à l’autre, tout juste bercé par le filet mignonnement sympathique livré par Daizo Kato. On se prend même à rêver qu’un peu plus de tension (une batterie, un rien d’électricité sur la guitare) vienne perturber l’ensemble, histoire de réveiller l’auditeur qui n’est presque pas loin de l’assoupissement. Las ! La fin du disque ne vient nullement perturber l’ordonnancement mis en place par le Japonais et on quitte Tokyo sans être certain d’y revenir.

François Bousquet
le 20/10/2014

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