Simiam Lucis

Hippocampe

(Daath / Internet)

 date de sortie

15/12/2012

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Improvisation / Electroacoustique

 appréciation

 tags

Ambient / Daath / Electroacoustique / Expérimental / Improvisation / Postcoïtum / Simiam Lucis

 liens

Simiam Lucis
Daath
Postcoïtum

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Cela fait déjà deux ans que l’on vous parlait de Laika Orthodoxie, le premier album de Bertrand Wolff qui travaille en solo sous le nom de Simiam Lucis, et en duo avec Damien Ravnich en tant que Postcoïtum. Si le premier volet tournait autour d’une electronica ambient empreinte d’un certain minimalisme, cet Hippocampe opère un net virage vers des terres plus accidentées, une plus grande richesse sonore pour un résultat nettement plus expérimental.

Dès le morceau titre l’auditeur doit faire un petit effort afin de percevoir les premières sonorités qui arrivent timidement, entre glissement de graves tonalités, micro piaillements et frétillements métalliques que l’on croirait produits par d’étranges machines, des robots rigolos tirés d’un film de science-fiction baroque. Si cette longue abstraction ne comporte pas la moindre mélodie, elle nous amène à qui est quand à lui un long flottement d’accords de cordes hachés, entrecoupés. La base est ici purement mélodique, mais la composition basée sur la déstructuration rend celle-ci plus difficilement perceptible et confère à cet album une véritable touche expérimentale.
Ce parti pris, alternant entre constructions abstraites et déstructurations mélodiques rend cette musique à la fois belle et impalpable. On semble parfois tenir quelque chose, quelques bruitages concrets, on s’attache à une mélodie et à peine perçus, ces éléments disparaissent, bien vite remplacés par de nouveaux ou dérangés par des micro-sonorités parasites, qui finissent par prendre le dessus sur 8 AF CCD F-370 E.

Quitte à paraitre un peu classique, on aura cependant une petite préférence pour la deuxième moitié de l’album, à commencer par le superbe Géodésie qui croise mélodie de violon néoclassique et bidouillages électroniques. On retrouve ici un certain minimalisme, une épure apaisante malgré le fourmillement de glitchs, révélant la finesse de la composition. C’est ici aussi que l’on apprécie le mieux la différence avec le précédent album purement électronique là ou Hippocampe flirte avec une musique contemporaine électroacoustique, même si le très ambient et très beau Exosphère est là pour nous contredire.
On retrouve enfin un certain goût pour des ambiances futuristes même si les sonorités de Podarcis siculus nous font plus penser au GRM et à Planète Interdite qu’au dernier blockbuster SF américain.

Et pour finir de nous surprendre, Bertrand Wolff achève ce court album par une mélodie de guitare acoustique agrémentée d’un jeu de platines flottant, de piaillements, petites percussions improvisées et vocalises. Surprenant de bout en bout Hippocampe est un album qui demande du temps mais qui, empreint d’une certaine fragilité finit par se révéler fort attachant.

Fabrice ALLARD
le 16/10/2014

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