Saåad

Orbs & Channels

(Hands in the Dark)

 date de sortie

29/01/2013

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone

 appréciation

 tags

Ambient / Drone / Hands in the Dark / Saåad

 liens

Saåad
Hands in the Dark

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Comme il faut faire des choix, nous avons fait l’impasse sur Confluences qui sortait quelques mois plus tôt et nous allons donc aborder ce troisième album solo de Saåad, jeune groupe toulousain dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises. Après la collaboration avec EUS et Postdrome chroniqué ici, Orbs & Channels est finalement le premier album solo de Saåad dont nous parlons.

Si on aime généralement bien être surpris à l’écoute d’un disque, il s’avère qu’avec Saåad on est à peu prêt sûr de savoir ce qui nous attend, tellement le duo possède un son bien à lui. Par contre c’est la forme qui nous étonne un peu puisque si Confluences se compose de deux pistes d’une vingtaine de minutes, Saåad a découpé cet Orbs & Channels en 10 morceaux de 4-5 minutes, laissant présager d’une plus grande diversité.
Pas vraiment de surprise donc avec Hieronimus qui sert d’ouverture avec un beau drone bien épais, linéaire, habité par quelques incantations lointaines et une sorte d’orgue métalliques sur ses dernières mesures. Les titres s’enchaînent sans espaces, mais le changement de ton est immédiatement perceptible d’une pièce à l’autre. Et voici que contre toute attente, Saåad nous surprend de fort belle manière avec un envoutant Au-delà, marqué par un effet de hachage sur ses nappes tandis que les drones deviennent accompagnement. Un peu de la même manière, le trop court Savarà se distingue par des pulsations métalliques qui esquissent une superbe mélodie, fragile et cristalline.

On est donc très vite sous le charme, découvrant pour une fois des drones habités par des mélodies inspirées et des sonorités qui se marient à merveille aux ambiances sombres, aux atmosphères pesantes de Saåad, à l’image des drones épais et profonds de Potsdamer Platz. Cette alternance de drone plus classiques et de sursauts mélodiques permet aussi d’éviter de passer les quelques 45mn que dure cet album dans une ambiance monotone et plombée. Par ailleurs le son que l’on trouvera nettement plus clair qu’en concert révèle toute la richesse du travail du duo.
On distingue ainsi parfaitement les textures sombres des guitares électriques de Forever Late ou les nappes synthétiques et frétillantes de Hangover #8 sans pour autant se sentir étouffer dans des souffles brumeux. On peut toutefois rassurer les fans, Saåad reste bel et bien porté par une certaine noirceur, ou plutôt un gris anthracite et métallisé. Un album sombre et brillant.

Fabrice ALLARD
le 24/10/2014

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