Lee Noble / Jérémie Grandsenne

 date du concert

01/11/2014

 salle

Espace B,
Paris

 tags

Espace B / Lee Noble

 liens

Espace B

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Alors qu’au même Espace B, Noveller se produisait le soir d’Halloween (concert auquel nous n’avons, malheureusement, pas pu nous rendre), ce fut au tour de Lee Noble d’y jouer pour la Toussaint. Devant une faible assistance (une trentaine de personnes), que l’États-Unien salua néanmoins (« Thank you all for skipping Pitchfork tonight »), la soirée débuta par un set de Jérémie Grandsenne, Parisien adepte des sons MIDI. De fait, assis avec un clavier sur les genoux, le musicien le fit sonner tantôt comme une guitare acoustique, tantôt comme un marimba, et combina ces mélodies avec des nappes plus sombres ou des notes tenues de flutes. Cependant, un jeu trop décousu, des attaques de clavier trop piquées et une quasi-absence de résonance de ses notes rendirent sa prestation difficile à pénétrer. Avec le sentiment d’être face à des esquisses, on trouva également les morceaux trop courts et la vingtaine de secondes entre chaque trop longue, empêchant l’ensemble de prendre.

La pause passée, Lee Noble put opérer à son tour, debout derrière une table, pour un set d’une grosse demi-heure, constitué de petites chansons « ambient pop ». Instrumentalement, tout était pré-samplé ou presque, hormis un travail au synthé et aux machines du jeune homme, et l’introduction d’éléments en provenance de cassettes audio mises en place par sa comparse, Amy Fortunato. Un micro à la main, Lee Noble ajoutait à l’ensemble sa voix, réverbérée et un peu noyée dans les autres composantes, si bien que les paroles étaient complètement inintelligibles. Plutôt séduisant sur un ou deux morceaux, l’agrégat se montra assez monotone une fois la formule appréhendée et nous nous prîmes alors à comparer cet exercice live avec ce que nous avions pu entendre sur disque précédemment, versant dans lequel le mix musique-voix nous avait paru nettement plus équilibré.

François Bousquet
le 03/11/2014