Christopher Willits

OPENING

(Ghostly International / La Baleine)

 date de sortie

02/09/2014

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Christopher Willits / Ghostly International

 liens

Christopher Willits
Ghostly International

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Se trouver face à un artiste dont on attendait plus grand-chose et découvrir un album fort convaincant s’avère toujours une expérience très agréable. Nouvel exemple avec OPENING, cinquième album solo de Christopher Willits, musicien dont le premier effort, publié en 2002 sur 12k, ne nous avait guère marqué et que nous suivions depuis uniquement via ses travaux collaboratifs (avec Taylor Deupree ou Ryuchi Sakamoto). Passé sur Ghostly International depuis plusieurs années, le californien nous semblait y avoir trouvé un label bien adapté, la structure étatsunienne, capable de belles choses, témoignant d’une production moyenne assez passe-partout.

Sur son label, Willits a pu croiser d’autres musiciens et participer, notamment, au dernier album en date de Tycho ; il en est sorti avec la volonté d’inviter, outre Scott Hansen (Tycho lui-même) deux des musiciens accompagnant ce dernier : Zac Brown et Rory O’Connor. Tandis que la guitare baryton du premier se trouve efficacement grattée sur Connect, le second intervient à la batterie sur trois morceaux et permet alors d’apporter corps et densité aux nappes électroniques mises en place par Willits et relayées par les claviers de Scott Hansen (Clear, Now). L’aspect entraînant, proche d’une forme de lyrisme contenu, de ces titres emmène alors les musiciens sur des rivages presque vertigineux.

Bien mises en condition par ces participations, les compositions peuvent se faire tout aussi convaincantes, même en l’absence de batterie réelle (Wide) et attester que le compagnonnage se montre pleinement bénéfique. Si certains passages du disque, en l’absence des éléments de batterie, peuvent parfois sembler s’égarer dans une approche un peu trop évaporée (le titre d’ouverture Vision), on préfèrera retenir tous les points positifs mis en exergue et se convaincre qu’on avait bien fait de ne pas totalement laisser Christopher Willits de côté.

François Bousquet
le 10/11/2014

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