Kontakte

These Machines

(The Collapse Of Everything / Import)

 date de sortie

08/09/2014

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Kontakte / Post-Rock / The Collapse Of Everything

 liens

Kontakte

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Sans nouvelles de Kontakte depuis trois ans, on imaginait que le groupe anglais avait rejoint la longue cohorte des formations post-rock britanniques qui avaient cessé leurs activités après quelques années d’existence. Ce pressentiment se trouvait renforcé par l’arrêt des activités de Drifting Falling, le label sur lequel avait paru leur deuxième album, jusqu’à ce qu’au cœur de l’été, un EP soit proposé en libre téléchargement, prélude à un album que les Londoniens publient sur leur propre structure, The Collapse Of Everything.

Opérant à présent sous une formule en trio (après le départ de Gary McDermott), les musiciens ont conservé leur volonté de croiser schémas post-rock traditionnels (morceaux instrumentaux, guitares en avant, mélodies entraînantes, fougue de l’ensemble) et incursions électroniques pour prendre en charge les éléments rythmiques. Lorsque la construction d’un morceau les conduit à échafauder progressivement cet agencement, on est prêt à suivre les Anglais (Shut Your Eyes And You’ll Burst Into Flames, Sci-Fi Rising, le premier tiers d’Immortal Engines) ; en revanche, quand, d’emblée, ils « balancent » tout ce qu’ils ont, déversent des flots de batterie électronique et des murs de saturation de six-cordes, on se montre beaucoup plus circonspect (Fear Of Music).

Plus encore, quand Kontakte s’essaie à une piste intégralement électronique, on verse soit dans l’anecdotique qui s’écoute gentiment, à peine revigoré par le refrain dit par une voix robotisante (Alpha Beta Gamma Delta), soit dans une quasi-démonstration de force, pesant sous les sonorités distordues (Space Junk). Dans ce contexte, on accueille avec grande satisfaction le caudal All Watched Over... et ses lignes lascives de guitares. Au total, il faut savoir faire crédit à Ian Griffiths, Ben Worth et Stuart Low de poursuivre leur chemin entamé il y a une demi-douzaine d’années et notamment d’avoir su, assez tôt par rapport à leurs congénères, ne pas s’enfermer dans un post-rock lyrique purement organique.

François Bousquet
le 20/11/2014

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