Anjou

s/t

(Kranky / Differ-ant)

 date de sortie

15/09/2014

 genre

Rock

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Anjou / Kranky

 liens

Kranky

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Labradford a beau avoir été l’un des groupes ambient-rock les plus marquants, il n’a été chroniqué sur ces pages que pour un seul album et un seul concert. Il est vrai que la formation a surtout opéré dans les années 1990 (ils se sont séparés en 2001), leur période d’existence n’a que peu coïncidé avec celle de notre publication. Pour autant, nous restons marqués par leurs albums, comme par le souvenir de leurs prestations scéniques et c’est donc avec un intérêt tout particulier que nous avons appris la création d’Anjou, trio réunissant Robert Donne, Mark Nelson (soit 2/3 de Labradford) et Steven Hess (le percussionniste de Pan•American, aux côtés de Nelson).

La présence de ce dernier conduit les musiciens à livrer un ensemble faisant à la fois confiance à des pulsations électroniques qu’à des rythmiques organiques ; c’est ainsi qu’au sein du même morceau (Sighting, par exemple, ou, de manière moins frontale, Backsight), vents électroniques et batterie réelle interviennent tous deux pour concocter un ensemble tout à fait prenant. Au sein de celui-ci, on retrouve naturellement quelques éléments familiers des habitués des disques de Labradford, telles ces notes arrondies, légèrement réverbérées et isolées de la première moitié de Readings ou, plus encore, les espaces ambient d’Inclosed et les sonorités post-aquatiques de Backsight.

Mais, comme on l’évoquait plus haut, c’est lorsque Steven Hess se fait véritablement présent qu’Anjou prend une dimension autre et s’émancipe un peu de l’ombre tutélaire de Labradford. Peut-être fallait-il d’ailleurs passer par ce premier long-format, sans titre, d’ailleurs, sorte d’album de transition, pour parvenir à pleinement aller vers quelque chose d’autre. Cette hypothèse trouve d’ailleurs du crédit à l’écoute de Fieldwork, morceau caudal davantage porté sur l’expérimental, avec quelques traits distordus de guitares, des field recordings plus acérés et un climat général plus anxiogène.

François Bousquet
le 26/11/2014

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