Olekksii

Iris

(Fluttery Records / Import)

 date de sortie

01/02/2013

 genre

Electronique

 style

Electronica / Néo-Classique

 appréciation

 tags

Electronica / Fluttery Records / Néo-Classique / Olekksii

 liens

Fluttery Records
Olekksii

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Nous avions chroniqué plusieurs albums du label Fluttery Records en 2011 mais cela fait quelques temps que l’on avait un peu pris nos distances avec la structure américaine. A priori nous reviendrons régulièrement sur ce label quand un album retiendra notre attention, comme cet Iris qui n’est certes pas révolutionnaire, mais qui nous donne une autre image de Fluttery Records que l’on voyait jusque là comme très focalisé sur le genre post-rock.

Olekksii est le projet de Alexey Krolevets, artiste ukrainien qui sortait ici sa première référence sous forme d’un mini album puisque ses 8 titres se prendront malheureusement que 25mn de notre temps. Il décrit son approche comme une volonté de rassembler les amateurs de musique classique et les fans de musiques électroniques. Un peu simpliste, mais on retrouve complètement cette volonté dans ce disque que l’on croirait partir sur des terres néoclassiques avec le piano et les micros pincements de cordes de Eternal Glory, avant qu’une petite rythmique finement ciselée, assez typique de l’electronica, ne fasse son apparition.
A compter de cet instant, Olekksii retient notre attention avec une musique finalement plus proche d’une electronica mélodique, portée par des pianos et accords de cordes épiques à la place des classiques bleeps et sonorités vintages.

On sait très peu de choses sur Alexey Krolevets, mais il a l’air également très porté sur les musiques de films si l’on se fie à ses arrangements de piano et cordes, son sens du rythme ou ses accents mélodramatiques. Ainsi un interlude comme le superbe Molekula’s Dance trouverait aisément sa place sur une séquence nocturne, un flashback, une prise de conscience d’un personnage, tandis que la danse proposée par le rétro Semitone Waltz laisserait entendre qu’un complot se trame en arrière plan.
Et puis sous cet aspect très codifié, tantôt avec subtilité, tantôt à grand renfort de kick de basse, l’Ukrainien fait basculer ses compositions dans un tout autre genre, leur apportant finalement une certaine légèreté via des rythmiques sautillantes qui peuvent nous faire oublier une certaine noirceur mélodique. Le morceau titre ou encore Exhale sont de jolis exemples de mariage réussi avec leur rythmique cliquetante et textures nasillardes, tandis que Light Sorrow nous surprend avec ses puissants coups de basses sur des cordes que l’on croirait tirées d’une gigantesque bataille concluant un blockbuster américain.

Iris est donc un bel album, plutôt facile et immédiatement plaisant, réunissant avec succès des styles musicaux a priori opposés.

Fabrice ALLARD
le 04/11/2014

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