Angelika Markul : Z Ziemi Do Gwiazd

 date

du 20/09/2014 au 16/11/2014

 salle

Maison des Arts,
Malakoff

 appréciation
 tags

Angelika Markul / Maison des Arts

 liens

Maison des Arts

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C’est une antienne que l’on reprend assez souvent en ce qui concerne les musiciens : sortir plusieurs disques dans un laps de temps réduit n’est pas forcément gage de qualité. Il est évident que la créativité peut se tarir ou que, quel que soit le talent en jeu, la production artistique ne saurait être d’un niveau équivalent. Il en va assurément de même pour les plasticiens et l’exposition d’Angelika Markul à la Maison des Arts de Malakoff en constitue un bon exemple.

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Photogramme extrait de Terre de Départ
(courtesy Galerie Leto, Varsovie)

En effet, il y a six mois, on saluait la proposition livrée par la jeune femme au Palais de Tokyo, à la suite de sa distinction par le Prix SAM pour l’art contemporain. Dans les sous-sols du bâtiment, on naviguait entre des sas sombres, à la rencontre de vidéos décrivant des paysages et phénomènes ayant subi l’impact humain. À Malakoff (ville d’adoption de la Polonaise), le propos est resserré autour de trois œuvres, une au rez-de-chaussée et deux à l’étage, cherchant à nouveau à interroger la place de l’humain dans un écosystème plus général. Dans cette perspective, la vidéo Terre de Départ (qui était, d’ailleurs, l’intitulé de l’exposition du Palais de Tokyo) montre un ciel étoilé, vu du désert de l’Atacama. Si le passage en mode accéléré des images procède d’une démarche qu’on croise tous les jours sur le web mondialisé, la combinaison avec une installation sonore (mélange de souffle et du champ magnétique des planètes) apporte de la profondeur à une création à laquelle on accède en passant entre ses habituels reliefs noirs en plastique qui recouvrent les murs.

Au rez-de-chaussée, l’ambiance est toujours aussi sombre mais, au lieu des étoiles, c’est un simili-soleil qui éclaire les deux sculptures présentées. Une sorte de table d’orientation, parcourue de nervures et empreintes, et une masse façon météorite, noires toutes les deux, se voient ainsi faiblement éclairées tandis que, pour le coup, les murs sont laissés blancs. Moins immersif, et donc moins fort, cet ensemble se fait alors un rien anecdotique en comparaison de ce qu’Angelika Markul est capable de réaliser ; c’est alors qu’on renvoie le lecteur au début de cette chronique.

François Bousquet
le 15/11/2014

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