Winter Family

 date du concert

12/11/2014

 salle

Petit Bain,
Paris

 tags

Petit Bain / Winter Family

 liens

Winter Family
Petit Bain

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Initialement prévus pour ouvrir la soirée (et la saison 2 du Festival How To Love), les deux membres de Winter Family ont finalement inversé leur ordre de passage avec Jef Barbara, en raison de problèmes liés à un de leurs instruments. Au-delà de ce renversement, ce changement a entraîné un retard conséquent, le Canadien ne prenant place sur scène qu’un peu avant 22h pour une (bien trop longue) heure de concert. Vêtu d’une tunique blanche et d’une perruque auburn au carré frangé, Jef Barbara était entouré de trois musiciens pour livrer des morceaux assez affligeants, entre soft rock et glam, convoquant anglais et français au chant tandis que ses compères offraient des soli de guitare sans fin et des lignes de basse saturée. Glissant une reprise du Pas Gentille de Françoise Hardy au milieu de son set, le Montréalais emporta quand même l’adhésion d’une moitié du public, l’autre (dont nous faisions partie) étant consterné ; au reste, sa signature sur le sinistre label Tricatel aurait du constituer un indice en ce sens.

Une fois leur matériel installé, Winter Family se positionna enfin sur l’estrade de Petit Bain, dans leur formation réduite au duo, comme au 104 en avril 2012. Assis derrière son clavier, Xavier Klaine jouxtait sa compagne, debout derrière ses percussions (tom, caisse claire et cymbale). Aux côtés de celle-ci, un sampler et d’autres machines étaient disposés, laissant imaginer une inflexion possible de leur musique. De fait, ils alternèrent titres profonds, marqués par les accords et drones posés par Xavier (tel Where Did You Go, My Boy ?), et morceaux rythmés, parcourus de pulsations électroniques assez fortes, voire distordues. Ce renouvellement de leur propos permit de casser la trop grande homogénéité qu’on pouvait parfois ressentir lors des concerts de Winter Family, même si le spoken word (en anglais, hébreu ou français) demeure présent. De même, l’introduction de samples (manifestants intervenant tandis que Ruth Rosenthal générait un roulement de cymbales) comme la frappe de batterie quasi-martiale créaient un contraste saisissant avec les titres plus traditionnels, dont le toujours magnifique Omaha dans lequel Ruth simule le bruit de rafales de mitraillette pendant qu’elle et son compagnon sont à l’harmonium, lui pour les aigus et le soufflet et elle pour les graves.

François Bousquet
le 16/11/2014

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