Aurélien Froment : Montage des attractions

 date

du 02/10/2014 au 07/12/2014

 salle

Le Plateau / FRAC Île-de-France,
Paris

 appréciation
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Aurélien Froment / Le Plateau / FRAC Île-de-France

 liens

Le Plateau / FRAC Île-de-France

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Intérêt scientifique et qualité artistique sont deux lièvres qu’il est parfois difficile à courir en même temps. Ces pages ont ainsi pu rendre compte d’expositions plaisantes sur le plan plastique mais à faible portée tandis qu’il arrive que des propositions soient solides sur le plan théorique mais peinent à imprégner la rétine et à satisfaire les sens. C’est plutôt dans cette seconde veine que se trouve, malheureusement, le résultat de l’invitation faite par le Plateau à Aurélien Froment puisqu’en fait d’une monographie, le Français a réalisé deux projets revisitant les travaux de Ferdinand Cheval et Friedrich Fröbel.

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Vue de l’exposition Tombeau idéal de Ferdinand Cheval

Le premier est bien connu, principalement sous son appellation de « Facteur Cheval », sculpteur d’art naïf de la fin du XIXe siècle. Passionné d’architecture (il ambitionna de créer un « Palais Idéal »), il réunit des bas-reliefs et de petits statuaires qu’Aurélien Froment a photographié. Tombeau idéal de Ferdinand Cheval (on appréciera le jeu de mot sur « tombeau », la sépulture de Cheval, réalisée par lui-même, étant classée au titre des monuments historiques) présente donc ces photographies, dans un accrochage tourné vers le deuil : tentures noires couvrant les murs, fonds noirs pour chaque épreuve, faible luminosité. Pour autant, passées les cinq ou six premiers tirages, l’intérêt artistique s’estompe rapidement.

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Vue de l’exposition Fröbel fröbelé

Dans la seconde partie du lieu, on se trouve face à l’évocation de Friedrich Fröbel, pédagogue allemand du début du XIXe siècle, qui fut à l’origine du développement des jeux instructifs pour les élèves de classes maternelles. L’ensemble de ces jouets (principalement des jeux de construction, ou des problèmes à résoudre façon tangram, en bois) est présenté sur des tables, dans un environnement d’un blanc clinique qui tranche évidemment avec les salles précédentes. Au mur, des croquis et photographies documentent la manière de se servir des jouets, que chaque spectateur est convié à manipuler. Assurément divertissante, cette proposition fait réfléchir sur la permanence des modes éducatifs près de 150 ans après, mais n’apporte pas forcément grand-chose à notre connaissance plastique.

François Bousquet
le 21/11/2014

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