Mats Eilertsen Trio

 date du concert

19/11/2014

 salle

Institut Suédois,
Paris

 tags

Institut Suédois / Mats Eilertsen Trio / Thomas Strønen

 liens

Thomas Strønen
Institut Suédois
Mats Eilertsen Trio

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Dispositif le plus fréquemment rencontré en jazz, le trio piano-contrebasse-batterie se trouve également au cœur du festival Jazzycolors, organisé depuis 2003 par les instituts et centres culturels étrangers de Paris. On le pointait en début de semaine, à propos de la venue de Propan, la Norvège ne possède pas de tel lieu et c’est donc à l’Institut Suédois que le Mats Eilertsen Trio fut hébergé. Avec deux albums parus sur Hubro, label plus spécifiquement dédié aux musiques improvisées, le trio s’est fait remarqué et a suscité le déplacement d’un grand nombre de spectateurs (la salle était pleine et surchauffée, plusieurs personnes durent rester dehors).

Entouré de Thomas Strønen à la batterie et Harmen Fraanje au piano, Eilertsen se tenait au centre de la scène, debout derrière sa contrebasse. Joué avec les doigts ou bien à l’archet, voire frappée deux cordes à la fois par moments, son instrument n’était pas forcément placé en pleine lumière dans les titres du trio, comme on aurait pu l’imaginer. En revanche, la grosse caisse, les deux toms, la caisse claire, les trois cymbales, le hi-hat, les gongs de toute taille et les maracas de Strønen étaient davantage présents, structurant systématiquement les titres proposés au public. Débutant les morceaux de manière tantôt expérimentale, tantôt plus caressante avant de passer à quelque chose de plus fiévreux, le percussionniste usa de balais, baguettes et mailloches pour élargir sa gamme et s’essaya même à un solo en milieu de concert, seul des trois musiciens à avoir cet honneur.

Dans un propos assez largement improvisé (quelques partitions étaient disposées sur le piano, pour se rappeler du thème principal), les trois Norvégiens livrèrent un set assez traditionnel dans sa facture, en vérité. On y releva néanmoins un toucher de piano assez particulier de Fraanje : sa main fauche était très bombée et sa main droite nettement plus aplatie, permettant une attaque plus percussive des aigus et une base des graves plus ronde. Assez suave dans les premiers titres, son jeu se révéla plus enlevé dans les deux derniers morceaux tandis que, pris dans l’énergie du concert, il se laissa même aller à quelques vocalises pour prolonger les notes aiguës qu’il libérait.

François Bousquet
le 05/12/2014

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