A Winged Victory For The Sullen

 date du concert

20/11/2014

 salle

Flèche d’Or,
Paris

 tags

A Winged Victory For The Sullen / Adam Wiltzie / Dustin O’Halloran / Flèche d’Or

 liens

Flèche d’Or
Dustin O’Halloran
A Winged Victory For The Sullen

 dans la même rubrique
29/11/2016
Moskus
(Maison de Norvège)
07/11/2016
Melmac
(Pop In)

À l’occasion de la sortie d’Atomos, leur second long format, A Winged Victory For The Sullen se livre à une tournée à travers l’Europe, l’Australie et les Etats-Unis. Le groupe composé de Dustin O’Halloran et d’Adam Wiltzie (Stars Of The Lid, The Dead Texan) a choisi la Flèche d’Or pour son étape à Paris, choix un peu surprenant au demeurant, à la fois puisque cette salle n’est pas forcément identifiée comme accueillant ce type de concert, et surtout parce que la configuration debout n’est assurément pas la plus adaptée.

En plus de O’Halloran sur la gauche et de Wiltzie sur la droite, la formation scénique d’AWVFTS compte une violoncelliste (Charlotte Danhier), une violoniste (Margaret Hermant) et un altiste (Neil Leiter), installés en demi-cercle. Le concert s’ouvre par la mélodie graduelle d’Atomos I, dont le degré élevé des intervalles fait onduler les archets des musiciens. À l’épaisseur lyrique des nappes et des cordes s’adjoint alors une dimension franchement esthétique, émanant de l’amplitude des mouvements de bras, comme une chorégraphie en forme de vague qui lance la performance du quintet, relayée par des jeux de lumière assez réussis. Ce détail pour dire que la dimension visuelle de l’interprétation des musiciens, leurs mouvements, leurs regards et cette sorte de grâce, féminine comme masculine, inhérente au jeu des instruments à corde, aura un poids manifeste dans la qualité du concert.

Alors que les premiers morceaux, joués dans l’ordre, sonneront comme une interprétation plutôt classique de leur récent travail sur disque, l’intensité se fait progressivement saisissante et le restera jusqu’à la fin. Des moments très instrumentaux alternent avec des morceaux vrombissant de nappes, enveloppant l’assistance dans une gangue cotonneuse, notamment sous l’effet de la guitare saturée qui vint, de ses accords, percer un peu un continuum musical presque trop sage. De même, l’introduction de crépitements, quand O’Halloran et Wiltzie jouaient seuls, permit aux cordes de se reposer et à l’ensemble de se teinter d’une couleur autre. L’effet attendu sur les paupières ne se fait attendre et l’on se prend à tanguer légèrement au rythme des reflux et des arpèges.

Après une heure et demi de live, la formation salut chaleureusement et, malgré l’absence de surprise, laisse son public parisien sur une belle impression.

François Bousquet, Manon Torres
le 30/11/2014

À lire également

Stars of the Lid
The Tired Sounds of...
(Kranky)
V/A
Eleven Into Fifteen
(130701)
Adam Wiltzie
Travels In Constants Volume 24
(Temporary Residence Ltd)
The Dead Texan
S/t
(Kranky)