Dolphins Into The Future

 date du concert

11/12/2014

 salle

Treize,
Paris

 tags

Dolphins Into The Future / Le Non_Jazz / Treize

 liens

Le Non_Jazz
Treize

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La tournée d’octobre de Monopoly Star Searchers et Dolphins Into The Future n’avait pas permis aux deux musiciens de passer en France. Petite séance de rattrapage avec cette date mi-décembre, organisée par Le Non_Jazz dans la galerie Treize, espace du Bas Belleville qu’on découvrait pour l’occasion et parfaitement adapté aux propositions de la structure française. En ouverture de plateau, cette dernière avait convié Flesh World, duo parisien mélangeant basses granuleuses et saturées avec des sonorités plus claquantes et quelques bruits d’oiseaux. À l’aide de leurs claviers-séquenceurs et de leurs magnétophones à cassettes, les deux membres du groupe, dissimulés derrière des masques de déguisement pour enfants, livrèrent ainsi une prestation correcte.

Place ensuite à celui qui avait principalement motivé notre venue, séduits par la ressortie, au printemps 2012, sur Fonal d’un de ses albums. Assis derrière une table pourvue de machines, parmi lesquelles un gros magnétophone à bandes, Dolphins Into The Future prit bien le temps de se présenter et d’expliquer que le premier morceau était un extrait de la bande—son d’un spectacle de danse qu’un ami avait chorégraphié. À l’image des qualités déployées sur disque, Lieven Martens Moana superposa bruits de vagues sur la plage, chants d’oiseaux, bruissements et instruments façon orchestre symphonique en train de s’accorder pour concocter une ambient très onirique et lumineuse. Plutôt minimale dans son expression, cette proposition était habilement complétée par des visuels produits en direct par Wietske Van Gils, assise au sol devant son rétroprojecteur. Enchaînant les transparents représentant des vues de campagne ou forêt, elle manipulait également avec des objets en verre (billes, bijoux, petit bol) ou un miroir afin de jouer sur la dispersion de la lumière et la création de faisceaux arc-en-ciel. Van Gils fut rejointe sur le second titre musical (où apparurent chant au ralenti et bruits de percussions en bois tapotées) par une seconde jeune femme qui traça au pinceau quelques aplats de peinture à l’eau dans des tons de vert d’eau tout à fait appropriés.

Une pause passée, Back Lagoya s’assit dos au public, pour un set de noise truffé de saturations et grésillements, cut-ups et souffles. Probablement trop homogène dans son expression, sa prestation permit cependant d’explorer les possibilités offertes par une petite tablette tactile : stylet passé dessus ou jeu avec la prise jack (qu’il brancha et débrancha, tranche de console ouverte) furent ainsi convoqués tandis que les potentiomètres étaient poussés à fond. Enfin, prenant place derrière trois synthétiseurs placés les uns au-dessus des autres, Monopoly Star Searchers livra quelques pièces de psyché-lo-fi, marquées, entre autres, par l’usage de disquettes 3" ½ insérées dans ses claviers pour générer ses samples.

François Bousquet
le 14/12/2014

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