Sølyst

Lead

(Bureau B / Import)

 date de sortie

29/03/2013

 genre

Electronique

 style

Krautrock

 appréciation

 tags

Bureau B / Krautrock / Sølyst

 liens

Bureau B
Sølyst

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Sølyst est le projet de Thomas Klein qui est par ailleurs le batteur de Kreidler. Il avait déjà sorti un premier album éponyme en 2011, mais c’est avec ce Lead que l’on découvre son travail solo.

Les quelques informations délivrées en introduction de cette chroniques sont des indices non négligeables permettant d’avoir une petite idée de la musique que produit Thomas Klein. Prenons tout d’abord le cliché de la rigueur germanique, ajoutons qu’il s’agit là du projet d’un percussionniste et que Kreidler se rapproche de cette scène krautrock électronique. On retrouve assez clairement tous ces éléments sur Pierbourg, le titre qui ouvre l’album sur une rythmique millimétrée, un groove mécanique soutenu par des basses rondes et des percussions acoustiques qui confère une note tribale à l’ensemble.
C’est là la particularité de ce projet qui trouve un équilibre parfait entre tonalités électroniques et percussions acoustiques, que ce soit dans une course effrénée (Glass Danger) ou de façon plus posée et lumineuse comme le superbe Polar. L’Allemand affiche même clairement ses intentions avec le morceau titre dont les percussions tribales sont très en avant et simplement habillées de nappes mélodiques d’orgue.

La seconde moitié de l’album est l’occasion de décliner le procédé de diverses manières tout en restant dans un univers très cohérent, aidé en cela par l’utilisation d’une palette limité de sonorités électroniques, toujours très rondes et épurées. Il s’agit d’une musique plutôt efficace, très directe, aussi les passages un peu plus expérimentaux restent subtiles, généralement cantonnés à l’intro ou la conclusion d’un morceau, à l’image du final d’Euphorica et ses gouttelettes filtrées que l’on croirait tirées d’une vieille pièce de musique acousmatique.
Après chacun piochera en fonction de ses préférences, dans les pièces les plus acoustiques et portées sur les rythmiques tribales comme Magellan ou vers l’électronique qui reste prépondérante. Nous concernant, ce sont les titres les plus contrastés qui retiendront tout particulièrement notre attention comme cet incroyable Kristall débutant par une électronique fine et feutrée pour s’achever avec des percussions lourdes et martiales.

Un projet plutôt original et parfaitement maîtrisé qui fait de Lead un album particulièrement efficace et sur lequel on a véritablement plaisir à revenir.

Fabrice ALLARD
le 26/12/2014