Farah Atassi

 date

du 11/10/2014 au 04/01/2015

 salle

Grand Café,
Saint-Nazaire

 appréciation
 tags

Farah Atassi / Grand Café

 liens

Grand Café

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Figure très repérée de la jeune peinture française, Farah Atassi a été évoquée à plusieurs reprises, et avec enthousiasme, par ces pages à propos de ses intérieurs d’habitation vides, aux lignes géométriques très marquées. En quelques années de carrière, la jeune femme a déjà eu l’occasion de connaître plusieurs périodes puisque ces sujets ne sont plus ceux abordés actuellement, Atassi s’étant dirigée, au sortir d’une résidence à New-York en 2011, vers des compositions plus abstraites, à base de petits motifs et de répétitions de canevas. Pour autant, ses recherches sur la perspective et les lignes de fuite ne sont pas abandonnées, ce dont témoigne la monographie que lui consacre le Grand Café, centre d’art de Saint-Nazaire, qui présente au rez-de-chaussée ses toiles les plus récentes, et à l’étage, des réalisations plus anciennes.

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Vue de l’exposition

Vues précédemment en galerie, celles-ci s’écartaient déjà des premiers travaux de la jeune femme, délaissant les intérieurs pour des représentations urbaines stylisées : Building The City, Factories ou Space For Objects mettent aux prises des petits rectangles colorés placés dans la partie inférieure de la toile, serrés les uns aux autres tels les « blocks » new-yorkais et placés dans des enfilades évoquant la structure orthogonale de la ville états-unienne. À l’arrière-plan et dans la partie supérieure du tableau, un savant jeu donne de la profondeur à l’ensemble et rappelle astucieusement les inspirations modernistes de Farah Atassi.

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Vue de l’exposition

Placée au centre de la principale cimaise, Modern Toys II assure une forme de transition : forte présence de la couleur (bleue, en l’espèce), utilisation répétitive du triangle comme motif structurant, abstraction renforcée. De fait, revenant au rez-de-chaussée, c’est cette veine qui se trouve développée sur les sept toiles qui s’y trouvent, avec leurs compositions prenant la forme triangulaire comme point de départ (les trois œuvres intitulées Tabou), leurs réitérations quasi-hypnotiques des mêmes séries et la confusion visuelle entre arrière-plan et sujets principaux. Dialoguant non plus avec les modernistes européens, mais plutôt avec des résonances amérindiennes, Atassi frôle le décoratif (Theatre Objects) mais sait s’en écarter pour renforcer la présence des sujets de premier plan, drôles de sculptures géométriques, entre tangrams (Sculptures In Maze, Blue Folding) et vases stylisés (Ornamental Folding).

François Bousquet
le 29/12/2014

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