Alexandr Vatagin

Serza

(Valeot Records / Import)

 date de sortie

16/04/2013

 genre

Electronique

 style

Ambient / Expérimental / Post-Rock

 appréciation

 tags

Alexandr Vatagin / Ambient / Expérimental / Post-Rock / Valeot Records

 liens

Valeot Records
Alexandr Vatagin

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On croise Alexandr Vatagin tour à tour en solo et au sein de Tupolev, un projet plus porté sur des notes rock, en y intégrant des teintes néo-classique ou jazz. En solo, Alexandr Vatagin produit une musique plus électronique mais qui tire également ses expérimentations des musiques acoustiques et improvisées.

De part ce principe, la musique de l’Autrichien sort des sentiers battus, nous donnant l’impression en une trentaine de minutes d’écouter à la fois des expérimentations électroniques, une musique néo-classique, de l’improvisation ou même un post-rock, tour à tour lancinant ou plus enlevé. Après une ouverture mêlant de façon un peu chaotique boite à musique et mélodie de cordes (Elisa), Alexandr Vatagin joue sur de fines expérimentions à base de micro sonorités électroniques et mélodie de guitare acoustique, un Bows And Airplanes lorgnant vers une ambient abstraite avant qu’une texture faire de souffles et crissements n’écrase le tout.
Imprévisible, c’est bien ce qui qualifie le mieux cette musique qui peut passer du coq à l’âne sans pour autant que l’album ne perde en cohérence. C’est la finesse et la précision de l’ensemble qui contribue à cette unité de ton, par exemple lorsqu’un post-rock particulièrement tendu prend la relève sur l’intro ambient et délicate de Elbe.

Serza s’écoute à merveille en comatant durant un dimanche grisâtre, avec ce ton généralement alangui et ces quelques élans inattendus. Quand ce n’est pas une guitare qui se charge de vous bercer (Mantova), c’est un piano mal accordé ou une sorte de marimba qui vous enchantera sur le final du bien nommé La Douce.
Parfois le son se fait un peu plus inquiétant, un peu plus sombre, usant de ronronnements, grésillements et autres bruitages de machines mais on reste toujours sur une certaine douceur, à l’image de March Of The Dancing Barriers ou Different qui conclut et résume à lui seul le teneur de cet album.

Une approche assez singulière et un travail d’une grande finesse qui font de Serza un album fort attachant.

Fabrice ALLARD
le 09/02/2015

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