Ruxpin

This Time We Go Together

(n5MD / Import)

 date de sortie

28/05/2013

 genre

Electronique

 style

Electronica / Pop

 appréciation

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16 extraits (site du label)

 tags

Electronica / n5MD / Pop / Ruxpin

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C’est la première fois que l’on parle d’un album de l’Islandais Jónas Þór Guðmundsson alias Ruxpin alors qu’on le croise depuis plus de 10 ans sur diverses compilations, ou en tant que remixeur de Múm. On avait également un excellent souvenir de l’un de ses premiers albums mais c’est un artiste que l’on suivait de loin et que l’on avait un peu perdu de vue. Depuis 2009 il sort ses album chez n5MD, il était donc assez logique que l’une de ses productions finisse par figurer sur nos pages.

En plus de 10 ans, il se passe des choses. Notre sensibilité, nos goûts évoluent, les artistes également et nous abordions donc cet album avec le souvenir d’un artiste que l’on aimait beaucoup, plutôt confiant donc, tout en se demandant comment il avait pu évoluer. Le disque s’ouvre sur un morceau titre aux mélodies douces, chants d’oiseaux et vocalises, bref une ambiance très lisse plutôt ennuyeuse. Ce n’est qu’une intro et on passe bien vite à un Such a Distance to Fall aux sonorités synthétiques franches, aux filtres acidulés et rythmique assez sèche pour un résultat plutôt plaisant, sautillant, entre électro et electronica.
Troisième titre et troisième style avec A Start from the End qui démarre sur une électro(nica) assez anecdotique jusqu’à l’arrivée d’une voix inattendue dont les intonations nous font hésiter entre des influences trip-hop ou une électro-pop à la façon de Björk.

Ces trois premiers titres donnent le ton de l’album, nous laissant avec le sentiment d’avoir affaire à un artiste qui ne sait trop sur quel pied danser, avec pour commencer un bon lot de titres d’une electronica lounge et doucereuse, répétitive et faisant état d’un certain manque d’inspiration, même sur la rythmique boitillante de Here the Sun Hardly Sets. Le plus inattendu pour nous sera l’apparition d’un chant sur 3-4 morceaux, le bouquet étant ce Love Interest aux textes à l’eau de rose, chanté tour à tour en français et anglais. Bien que classique, With Our Hands We Form Contact s’en sort pas si mal avec ses paroles en japonais sur un tempo plus finement ciselé.
Il reste au final une petite moitié d’album, 7-8 titres qui occupent principalement la seconde moitié du disque, d’une honnête electronica, à commencer par We Flap Our Wings (But Never Leave the Ground) dont le tempo illustre plutôt bien le titre. Il s’agit là de titres plus équilibrés, aux mélodies soignées et rythmiques un peu plus complexes voire sautillante. Nous restons donc dans quelque chose de très classique mais on notera par exemple Cloud in My Spacesuit, bien qu’un peu cheesy, ou Where Do We Float from Here ? pour sa rythmique frétillante. Il faudra attendre la toute fin du disque pour véritablement décoller et se laisser porter par la musique de l’Islandais, influencé par Plaid sur Hand in Hand Toward the Stars ou jouant sur le contraste entre basses tournoyantes et vocalises aériennes sur We Have Come to Our End.

Au final, malgré ces quelques titres qui peinent à sortir du lot, cette nouvelle production de Ruxpin déçoit par ses teintes pastels, ses ambiances fleur bleue et sa douceur mièvre.

Fabrice ALLARD
le 02/03/2015

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