Gást

Intuition

(Anywave Records / Internet)

 date de sortie

18/05/2013

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica

 appréciation

 tags

Ambient / Anywave Records / Electronica / Gást

 liens

Anywave Records

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Anywave Records avait fait l’objet de nos découvertes Twitter en septembre 2013. C’était l’occasion de présenter rapidement le label afin d’y revenir plus tard, et vu notre retard en chroniques de disques, c’est sur un album publié en mai 2013 que nous revenons. Les productions Anywave sont généralement très portées sur un son new/dark/post-wave, peut-être un peu plus éloigné de nos centres d’intérêt, mais on y trouve de bonnes surprises avec des compilations plutôt éclectiques et quelques artistes qui surfent sur des lignes transversales.

C’est le cas de Gást, artiste égyptien qui produit une musique electronica légèrement vintage. Il précise qu’il compose essentiellement à partir de synthétiseurs logiciels qu’il crée lui-même, ce qui explique certainement ce son assez atypique, en particulier d’un point de vue rythmique avec des percussions sèches et des constructions oscillant entre chaos et frétillement. De fait, on aura parfois un peu de mal à comparer le travail de Gást, par exemple sur ce Microm qui ouvre l’album avec à la fois une rigidité électro et une finesse electronica.
Si les rythmiques prennent souvent le dessus, 3.5 Billion Years Ago place percussions, basses et mélodies sur un pied d’égalité, nous laissant dans un entre deux flottant, évoquant un vague souvenir, un peu à la manières des teintes rétro et nostalgiques des Boards of Canada.

On retrouve assez régulièrement ce ton, sous forme d’electronica-ambient rêveuse, avec par exemple Exit et surtout Bird sur lequel on a véritablement l’impression de planer. On pourrait également citer Maind dans un registre similaire mais sa rythmique sèche et sautillante rend celui-ci inclassable. Justement, on trouve ensuite des titres aux percussions brutes et appuyées sous forme d’une electronica acidulées sur Engraving ou d’une electro-techno minimale et bariolée sur Liquid Air qui n’est pas sans nous rappeler certaines productions des années 1994-96.
Finalement c’est en fin d’album que l’on trouvera les deux pièces les plus classiquement electronica avec Looper et The Creation Of Light. L’équilibre est mieux établi entre tempo et mélodie, celles-ci se présentent sous forme de tintements électroniques aux consonances lumineuses et le tout est habillé de nappes fragiles bref, des petites perles au plaisir immédiat.

On pourra peut-être regretter un certain manque de cohérence mais c’est aussi ce qui fait la richesse de cet album qui allie une certaine nostalgie sonore et des constructions inattendues.

Fabrice ALLARD
le 04/03/2015