Forest City

Peloton

(Autres Directions in Music / Differ-ant)

 date de sortie

00/05/2013

 genre

Electronique

 style

Ambient / Electronica / Pop

 appréciation

 tags

Ambient / Autres Directions in Music / Christophe Bailleau / Electronica / Forest City / Pop

 liens

Autres Directions in Music
Christophe Bailleau

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Cela fait des lustres que l’on n’avait pas parlé du label Autres Directions in Music. On a du zapper quelques sorties, d’autres collaient moins à notre ligne éditoriale, aussi on fut un peu surpris de trouver cette nouvelle production dans notre boite aux lettres. Bizarrement, avec une telle coupure, on pensait que le label avait pris une autre direction (Oh Oh !!), or ce premier album de Forest City est une véritable surprise et un gros coup de cœur.

On se laissera bercer à plusieurs reprises par ce disque avant de commencer à rédiger cet article. On lit la fiche promo et oh surprise, on découvre que ce projet franco-suédois est né d’une collaboration entre Christophe Bailleau, régulièrement chroniqué sur ces pages, et A Perfect Friend, groupe folktronica composé de C-J Larsgarden (électronique) et Thomas Denver Jonsson. On comprend alors un peu mieux pourquoi cet album nous a tout de suite envoûté, démarrant par l’ambient hypnotique de Lanna, croisant pendant plus de 7mn quelques boucles flottantes, douces et feutrées. Pourtant on changera nettement de registre avec Cuts, son approche plus pop, plus acoustique aussi, mêlant boucles de guitare et accompagnement d’harmonica à un chant avec lequel on aura un peu de mal.
Il s’agit toutefois d’une exception : les voix ne sont pas systématiques et plutôt discrètes lorsqu’elles apparaissent. Le chant est par exemple superbement intégré sur Heaven Her, limité à l’état d’accompagnement, noyé sous les effets sur le bien nommé Etrange. On est juste un peu dérangé par le ton de crooner désenchanté que le chanteur prend sur Manta Ray.

Par ailleurs la musique de Forest City invite à la contemplation en mêlant les classiques nappes et drones à de micro-sonorités, conférant à l’ensemble une finesse incroyable. L’évocation est évidente, les circonvolutions de nappes de Oceans, bien que métallisées, sont clairement aquatiques avec cette perception sonore sans cesse déformées.
Le travail sur le son est fin et précis, toujours parfaitement équilibré entre lumière et noirceur, alliant glissements graves et fines textures crépitantes (Heaven Her), ou jouant sur des boucles hypnotiques de toute beauté, absolument parfaites sur Etrange. Last conclut l’album de belle manière, sur une note vaporeuse dans un premier temps qui pourra rappeler les Boards of Canada avant d’intégrer quelques boucles subtilement mélodique.

Fabrice ALLARD
le 06/03/2015

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