Riccardo Dillon Wanke

 date du concert

22/03/2015

 salle

Vanilla Café,
Le Pré-Saint-Gervais

 tags

Erik Minkkinen / Le Non_Jazz / Riccardo Dillon Wanke / Vanilla Café

 liens

Erik Minkkinen
Le Non_Jazz
Riccardo Dillon Wanke

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Selon une formule régulièrement éprouvée, Le Non_Jazz avait monté ce plateau du dimanche soir, sis au Vanilla Café, petit rade de la banlieue nord, autour d’un artiste international en tournée européenne. Riccardo Dillon Wanke se trouvait ainsi entouré d’autres lives de musiciens français, habitués des soirées organisées par la structure parisienne ou, à tout le moins, proches musicalement de l’expérimentation défendue par cette dernière.

Sous ce jour, les trois premiers sets opérèrent selon un crescendo sonore. De fait, Morgan Le Bihan ouvrit les débats par un ensemble fait de cut-ups, collages, glitchs et triturations. Lancés au pad, ces éléments formaient un agrégat très pertinent et, en tout cas, parfait pour commencer la soirée. Céline Périer et Laurent Di Biase suivirent, elle au laptop et clavier-séquenceur, lui aux pédales et samplers. Au cours d’une prestation où il était difficile d’identifier qui faisait quoi, on fut face à une nappe vrombissante, parsemé de quelques éclats sonores. Montée en régime supplémentaire avec le set d’Erik Minkkinen, assis dos au public, sa guitare sur ses genoux et ses machines face à lui. Fracas sonores et traits puissants de sa six-cordes électrique furent convoqués pour concocter des pièces noises, entre décollage d’avion et tambour de machine à laver en furie.

Génois d’origine, Riccardo Dillon Wanke s’est, à présent, installé à Lisbonne et puise ainsi aux sources des scènes ambient-électronique des deux pays respectifs, dont nous nous faisons souvent l’écho. Des disques sur Sedimental et Three:Four Records ont jalonné son parcours et lui ont permis de développer un propos fort cohérent. Prenant place dans la salle de café, il livra une partition nettement plus apaisée que les précédentes, mêlant tapotements et petits effets percussifs, souffles et éléments semblables à des interventions de balais de batterie, mini-larsens et saturations contenues. Des notes tenues plus aigues et lumineuses permirent également d’éclairer des compositions qui auraient pu s’avérer trop anxiogènes et faire de ce concert une belle confirmation de nos a priori favorables.

François Bousquet
le 26/03/2015

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