(Un Mural, Des Tableaux)

 date

du 22/01/2015 au 12/04/2015

 salle

Le Plateau / FRAC Île-de-France,
Paris

 appréciation
 tags

Élodie Lesourd / Ida Tursic et Wilfried Mille / Kaye Donachie / Le Plateau / FRAC Île-de-France / Loïc Raguénès / Stéphane Dafflon

 liens

Le Plateau / FRAC Île-de-France

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L’hiver est traditionnellement la saison à laquelle le FRAC Île-de-France présente, au Plateau, quelques-unes de ses récentes acquisitions et, chaque année, un thème ou un protocole de monstration est choisi, afin d’éviter tout accrochage basique. Pour 2015, le plasticien Stéphane Dafflon a été sollicité, non pas pour curater la sélection, mais pour produire une méta-œuvre, sorte de fil rouge d’(Un Mural, Des Tableaux). De fait, sa peinture murale PM062 parcourt l’ensemble des cimaises du lieu d’exposition, délimitation des sortes de grands cadres : intérieur blanc, fine trame colorée sur le côté, finition en biseau de ce chromatisme. Bornant les espaces, cette intervention se conjugue à la volonté du commissaire, Xavier Franceschi, de ne placer qu’un artiste par salle et de se concentrer (l’intitulé est, à cet égard, assez explicite) sur la peinture, unique medium convoqué ici.

Régulièrement, nous avons pu souligner, sur ces pages, combien la peinture figurative peut nous laisser indifférents et il est difficile d’admettre que cette exposition nous fasse profondément changer d’avis. Ceci posé, il convient de relever un désir de sélectionner des réalisations qui font montre d’une forme de second degré, avec des toiles qui, en vérité, ne représentent pas forcément ce qu’elles sont censées représenter. Ainsi, les instruments de musique d’Élodie Lesourd se trouvent pris dans la glace et, partant, inutilisables (Cream#2), tandis que la petite construction enfantine évoquée par Nina Childress prend des atours plus intrigants (rouge saturé, disproportion) et que le traitement de la pose lascive de la jeune fille d’Ida Tursic & Wilfried Mille détourne l’image de sa dimension pornographique (Cover 604).

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Kaye Donachie - The day returns too soon
(courtesy Maureen Paley)

À côté de ces figures, des visages et corps plus évanescents constituent des sujets autres, semblant également échapper à leurs auteurs, telle la jeune femme mélancolique de Kaye Donachie (The day returns too soon), le jeune homme émacié de Johannes Kahrs (Untitled (man with mask)) ou même le C3PO de Denis Castellas.

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oeuvres de Loïc Raguénès
(courtesy de l’artiste)

Néanmoins, comme à chaque fois, ce sont bien les peintures à l’abstraction géométrique très marquées qui eurent nos préférences, soit les travaux sur les pigments et le pointillisme à gros ronds de Loïc Raguénès et, naturellement, l’évidence de la simplicité de Stéphane Dafflon, aussi bien avec sa peinture murale qu’avec AST103, impeccable essai minimaliste.

François Bousquet
le 01/04/2015

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