Takami Nakamoto / Mokuhen / Hogo

 date du concert

24/04/2015

 salle

Anticafé Louvre,
Paris

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Anticafé Louvre / Hogo / Mokuhen / Takami Nakamoto

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Mokuhen
Hogo
Anticafé Louvre
Takami Nakamoto

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Depuis le début de l’année 2015, l’Anticafé Louvre (espace situé Rue de Richelieu et se voulant un café assez particulier puisqu’au lieu de payer à la consommation, on y paye à l’heure) propose des soirées électroniques, tout simplement appelées « soirée_électronique ». Pour la deuxième du nom, étaient conviés trois musiciens dont ces pages ont déjà pu se faire l’écho, en live, sur disque ou au sein de duos.

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Hogo

À 20h tapantes, Hogo prit place derrière la table et alors que chacun picorait chips et bretzels. Il y a cinq ans, nous avions été enthousiasmés par la prestation de ce qui était alors un duo et nous annoncions qu’Hogo serait prochainement évoqué à la faveur d’un album sur Hibernate. Faute d’une telle parution, ce rendez-vous a été ajourné et les concerts de Nicolas Charbonnier furent, depuis, peu nombreux si bien que ces retrouvailles étaient assez attendues. Rapidement, on replongea dans cette ambient de belle facture, marquée par la granulosité des nappes, les bribes d’éléments constitutifs, la présence de quelques composantes semblables à du verre frotté ou des tintements. L’ensemble joliment composite était réalisé à partir d’un laptop, un séquenceur, une table de mixage et un magnétophone à bandes qui, s’il était plaisant à visualiser, ne nous parut pas décisif dans son apport musical. Éclairé par deux projecteurs dotés de variateurs et situés derrière lui, le Parisien confirma nos très bonnes prédispositions bien qu’un set de vingt minutes généra indubitablement de la frustration.

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Mokuhen

Le temps de remplir les assiettes de salade et concombre, Mokuhen était installé, pour une demi-heure d’une musique moins ronde et plus dure que celle de son prédécesseur. Plus homogène dans sa densité et sa construction, son ambient expérimentale se déployait avec un volume sonore plus élevé, des composants plus abrasives, pas si éloignées, par moments, de la musique concrète. Laurent Guérel, penché sur son laptop, presque cassé en deux, empila matériaux métalliques et nappes enveloppantes pour s’inscrire dans un continuum progressif par rapport à ce qui le précéda et ce qui allait suivre.

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Takami Nakamoto

En effet, une fois qu’on était allé chercher madeleines et boudoirs, la table avait été retirée pour laisser place à un stand mis en place par Takami Nakamoto, dressé devant huit barres verticales agrémentées de LED. Commandées par un signal transformant les MIDI, celles-ci, conjointement à deux stroboscopes posés derrière le musicien, constituaient un complément idéal à ses compositions. Entre IDM et electronica, avec un gros travail sur les fréquences, les breaks et relances, les morceaux proposés furent frontaux, efficaces et directs. Donnant envie de danser, d’être debout dans une plus grande salle afin de s’immerger davantage dans la lumière et le son, la musique de Nakamoto appelait incontestablement des développements plus importants. À ce titre, le jeune homme n’hésitait pas (comme cela avait été pointé lors du concert donné par Nonotak, duo auquel il est partie, au Transient Festival en novembre dernier) à donner de sa personne, accompagnant ses rythmiques soutenues par des mouvements corporels et autres esquisses de danse. Amplement salué par le public, Nakamoto méritera assurément d’être revu dans d’autres conditions.

François Bousquet
le 30/04/2015

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