Une Femme au Soleil

 chorégraphe

Perrine Valli

 date

05/05/2015 et 06/05/2015

 salle

Nouveau Théâtre de Montreuil,
Montreuil

 appréciation
 tags

Nouveau Théâtre de Montreuil / Perrine Valli

 liens

Nouveau Théâtre de Montreuil
Perrine Valli

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À peine appris la présence de Perrine Valli en ouverture des Rencontres Internationales Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis, le rendez-vous était pris, en fidèle amateur des travaux de la Franco-Suisse. Une Femme au Soleil s’inscrit, à ce titre, dans une série de pièces prenant pour point de départ des tableaux d’Edward Hopper et travaillant, comme très souvent chez la jeune femme, autour du corps.

Si le tableau ne montre qu’une seule femme, nue, debout, dans une chambre éclairée par le soleil, le début du spectacle voit Perrine Valli et Marthe Krummenacher opérer de concert, chacune placée dans un carré de verdure, habillées identiquement (débardeur blanc, legging noir, queue de cheval et pieds nus) et synchronisant leurs gestes. Principalement concentrées sur des mouvements de bras, faisant des ronds ou les lançant en l’air, les deux danseuses reprenaient également cette posture typique des spectacles de Perrine Valli : doigts serrés, mains tendues et paumes ouvertes, traçant de belles lignes de bras. La répétition des mêmes motifs, parfaitement accordés, laissa ensuite place à des gestes disjoints, comme si l’unicité féminine n’était qu’un leurre.

L’arrivée de deux danseurs donna naissance à un duo mixte, puis un quatuor, l’onirisme et la référence picturale du début s’éloignant au profit d’une très forte sensualité, à peine douchée par la pluie générée par un tuyau d’arrosage. Mélange des corps (torses nus pour la moitié des interprètes), entremêlements, déhanchés suggestifs, poses allusives et lascivité étaient alors convoqués, en même temps qu’une énergie et une technicité certaines. D’impressionnants portés où, d’une seule main, Sylvère Lamotte soulevait Marthe Krummenacher et la posait sur son épaule, ou bien enroulait Perrine Valli autour de lui, purent ainsi métaphoriser des rapports charnels.

Pour soutenir cette création, la Franco-Suisse s’était, une nouvelle fois, rapprochée d’Éric Linder et de son projet Polar. Les compositions post-rock du Genevois se prêtèrent idéalement à la chorégraphie avec son jeu sur la répétition, ses montées en puissance et sa fièvre de fin de morceau. Repu par l’heure de représentation, le spectateur vit l’onirisme revenir à la fin, un miroir d’eau étant constitué au centre du plateau, et un projecteur figurant le soleil, éclairant les quatre interprètes allongés sur le sol, prenant un double bain final.

François Bousquet
le 17/05/2015

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