Bernard Frize : This is a Bridge

 date

du 13/02/2015 au 31/05/2015

 salle

Centro de Arte Moderna José de Azeredo Perdigão,
Lisbonne

 appréciation
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Bernard Frize / Centro de Arte Moderna José de Azeredo Perdigão

 liens

Centro de Arte Moderna José de Azeredo Perdigão

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Les motifs de Bernard Frize nous ont toujours paru faire partie de notre quotidien : non pas pour avoir déjà visité une monographie qui lui était consacrée ou bien pour le croiser souvent dans des expositions collectives, mais tout simplement parce que son trait, les couleurs et les formes convoquées suscitent une acclimatation immédiate. Ainsi, et même si nous avions pu voir des présentations dédiées en galerie, la perspective d’une rétrospective de ses travaux, s’étalant sur une vingtaine d’années, ne pouvait que nous attirer.

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ROC
(courtesy Galerie Perrotin)

Sise dans le Centre d’art moderne José de Azeredo Perdigão, bâtiment rattaché à la Fondation Gulbenkian et situé à l’arrière du musée principal, cette exposition occupe l’espace d’une mezzanine, et montre que, sur la période considérée (depuis le milieu des années 1990, soit la seconde partie de la carrière du Français), le travail en série, l’une des préoccupations du peintre, est toujours présent bien qu’entrecoupé d’échappées. Ainsi, les motifs sériels parsèment assurément son œuvre (croisillons de ROC, spirales de Shoso) comme la reproduction d’un même canevas dans plusieurs toiles successives (Cinq vues dans un carré).

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Yal
(courtesy Galerie Perrotin)

Entre ces tableaux, Frize peut donc (outre quelques petites photos carrées moins probantes) livrer des toiles dans lesquelles le motif se fait moins évident, générant une impression d’être face à des travaux proches du drop-painting : Proza, Dérive ou Yal et ses bâtonnets rouge et blanc. Le Français sait également jouer sur le relief (Margarita et ses spots) et utiliser les traces du pinceau afin de faire du geste une finalité, une composante même de sa peinture (même s’il s’aide de résine et de laque pour fixer les coulures et autres traces de son passage sur la toile). Ces empreintes suscitent alors des aspects figuratifs et évocateurs : vagues, forêts, arbres, crêtes de montagnes ou fleurs. Cette propension à éveiller l’imaginaire se trouve, de surcroît, renforcée par la scénographie muséale qui a donc placé l’exposition dans la mezzanine du centre d’art, au-dessus d’une autre présentation, regard sur la collection centré sur la nature et l’animal.

François Bousquet
le 21/05/2015

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