Oiseaux-Tempête

 date du concert

24/06/2015

 salle

Petit Bain,
Paris

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Frédéric D. Oberland / Oiseaux-Tempête / Petit Bain

 liens

Frédéric D. Oberland
Petit Bain
Oiseaux-Tempête

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Alors que leur second album a paru il y a un mois et demi (et dont ces pages rendront compte prochainement), Oiseaux-Tempête investissait Petit Bain pour ce qui était annoncé comme une « release party » avec invités. De fait, Gareth Davis et G.W. Sok étaient présents sur scène, aux côtés du trio de base, reconstituant ainsi la formation qui avait donné naissance à Ütopiya ?.

Des impératifs professionnels nous ayant empêché d’assister au concert de We Insist ! (nous ne vîmes, en vérité, que le dernier morceau du groupe, le temps de constater que le chanteur, Étienne Gaillochet, avait fini le set torse nu), notre soirée se réduisit à la prestation d’Oiseaux-Tempête. L’ouverture de leur concert se plaça immédiatement dans la lignée de leur dernier long-format en date, avec des mélodies arabisantes, une forte présence de Ben McConnell à la batterie et un passage au saxophone soprano pour Frédéric D. Oberland. Enchaînant avec le classique Buy Gold (Beat Song) (dont les premières notes furent saluées par le nombreux public), les musiciens furent alors rejoints par Gareth Davis à la clarinette basse, qui s’installa au milieu du plateau. Par la suite, ce fut au tour de G.W. Sok (ce membre de The Ex venu poser sa voix sur un morceau du nouvel album) de les rallier, pour Someone Must Shout That We Will Build The Pyramids.

Le concert déroula alors des compositions free-rock, allant régulièrement chercher des aspects plus expérimentaux. À ce titre, par rapport aux précédentes fois où nous avions vu Oiseaux-Tempête, il nous sembla que Stéphane Pigneul avait davantage en charge l’aspect mélodique des morceaux, tandis qu’Oberland se concentrait plutôt sur les triturations de sa guitare (bottleneck, jeu à l’archet, etc…) et l’intégration de samples parlés dans la quasi-totalité des pièces. La proximité entre les deux intéressés fut même telle qu’à un moment, le pavillon du saxophone du second frotta les cordes de l’instrument du premier.

Contrairement à son habitude, le groupe offrit un rappel aux spectateurs, constitué de deux morceaux : si le premier titre se situa dans la lignée de ses productions habituelles (avec peut-être même un peu de complaisance dans sa débauche d’énergie), le second surprit davantage. Frédéric D. Oberland annonça ainsi une reprise, sans préciser laquelle, ni le groupe concerné. L’introduction passée, l’entrée des accords grattés par Stéphane Pigneul nous rappela quelque chose avant que le chant de G.W. Sok ne finisse de nous convaincre : Oiseaux-Tempête reprenait Pornography. Et, de fait, si on n’imaginait pas forcément que The Cure fît partie du panthéon du groupe, ce morceau se prêta particulièrement bien à cette réinterprétation toute en tension.

François Bousquet
le 27/06/2015

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