Alexandre Navarro

Hozho

(SEM label / Internet)

 date de sortie

21/05/2013

 genre

Electronique

 style

Ambient / Post-Rock

 appréciation

 tags

Alexandre Navarro / Ambient / Post-Rock / SEM label

 liens

SEM label
Alexandre Navarro

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En 2012, Alexandre Navarro sortait l’album Sketches que nous avions beaucoup aimé et que nous comparions à une sorte de compilations de brèves idées, des ébauches donc, qui pourraient éventuellement être développées sur un album. Finalement le format semble particulièrement bien convenir au Français qui pousse encore plus loin le principe sur ce Hozho, composé de 24 pistes de 1 à 2 minutes.

On démarre par une guitare claire, cristallines, une reverb, quelques crépitements et bruissements électroniques avec Le temps est ici, un temps qui semble être en suspend. Si on les retrouve globalement sur l’ensemble de l’album, ces guitares sont particulièrement présentes sur la première moitié du disque, dans un style souvent épuré, aéré, tout en utilisant divers effets. On appréciera tout particulièrement une sorte de vocalise ethnique qui vient illuminer Golden Semaphores, un peu d’humanité apportée par une voix d’enfant sur I Wish I Could Fly Like a Bird In The Sky, ou encore les silences qui s’imposent sur Wake-Up Sun.
Petit à petit les effets prennent eux aussi de l’importance et on s’oriente plus clairement vers une musique ambient, à commencer par Infinis approchés et ses souffles habités. On oscille alors entre le rocailleux (Seul) et l’aquatique avec les effets bouillonnants de Tu es si légère.

Si la guitare est encore présente sur Neuronunivers, ce n’est qu’à titre de générateur sonore, tout le travail de cette pièce ambient provenant a priori d’un mélange de reverb et delay, une superbe pièce ambient qui annonce l’inattendu et tout aussi sublime Dub-Circuits. Le titre l’annonce, on aborde ici un dub électronique et grésillant du plus bel effet, un style musical que l’on de s’attendait pas à voir produit par le Français.
Alexandre Navarro déborde d’idée, d’envie d’expérimenter et la deuxième moitié de l’album recèle elle aussi son lot de surprises et renouvellement. Quelques field recordings (Foyer), des constructions plus complexes et terriblement efficaces (Traverser les miroirs), une guitare plus rugueuse (Déjeuner sur l’herbe), de nouvelles tentatives ambient alliant guitare et effets (Petites cellules, Star’s Calling) qui pourront surprendre lorsque la construction se fait différente (L’absence). On se doit enfin de noter Ghostly Maybe, purement électronique, subtilement grésillant, et que l’on placera dans nos 3-4 titres préférés de l’album.

Finalement au bout de ces 43mn on se dit que le format est parfait. On se retrouve avec un album riche, très varié, sans perdre pour autant en cohérence. C’est la tonalité générale qui sert ici de fil rouge, combinant une certaine douceur, de la légèreté, et juste ce qu’il faut de mélancolie pour rendre ce disque particulièrement attachant.

Fabrice ALLARD
le 26/06/2015

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