Billy Gomberg

False Heat

(False Rec / Internet)

 date de sortie

13/06/2013

 genre

Electronique

 style

Ambient / Drone / Minimal

 appréciation

 tags

Ambient / Billy Gomberg / Drone / False Rec / Minimal

 liens

Billy Gomberg
False Rec

 autres disques récents
Gratuit

(Ego Twister)
Resina
s/t
(130701)
Altars Altars
Small Hours
(Home Normal)
Monty Adkins
Unfurling Streams
(Crónica Electronica)

Nous avions déjà parlé de Billy Gomberg et beaucoup aimé son travail publié alors chez The Land Of. Nous avons donc sauté sur l’occasion qui nous était offerte de chroniquer une autre de ses productions afin de suivre son travail, 4 ans plus tard.

Comme nous le notions dans notre précédente chronique, le travail de l’Américain se situe dans un registre ambient, mais en mettant l’accent sur l’expérimentation. Celle-ci se situe sur cet album dans l’aspect minimaliste de ses composition, flirtant même avec l’inaudible sur le début de la face A. L’album uniquement disponible en vinyle (et numérique bien sûr) se compose de deux pièces de 18 minutes environ et débute sur des infra-basses ronronnantes, petit à petit rejointes par d’autres éléments : sifflements suraiguës, petits claquements ou chocs, peut-être l’enregistrement d’un avion qui passe dans le ciel aussi.
A mi-parcours on retrouve un niveau sonore plus classique où se croisent alors ronronnements de machines, tonalités linéaires et souffles discrets. Une ambient statique et apaisée.

La face B est assez différente puisque dès le début on est saisi par un drone grave, affirmé, très certainement créé par une basse. De nouvelles strates s’invitent progressivement, le son s’enrichit, des boucles se forment et on se laisse porter par cet immense tournoiement, à la fois grave et lumineux.
Tout en restant bien ancré dans une ambient-drone, Billy Gomberg compose ici une œuvre qui ne cesse de se renouveler, à commencer par l’adjonction de nappes et bleeps d’orgues conférant à l’ensemble un aspect joliment vintage, évoquant la représentation de machines dans de vieux films de science-fiction. Ces drones gagnent en puissance dans le deuxième tiers de la pièce avant de s’éteindre progressivement.

Un album qui confirme donc l’excellente impression que cet artiste nous avait fait dans le passé. Vous pourrez d’ailleurs trouver ses autres productions sur des labels tels que Experimedia ou encore Students of Decay.

Ci-dessous une vidéo avec un extrait de la face B de l’album.

Fabrice ALLARD
le 29/06/2015

À lire également

Billy Gomberg
Days
(The Land Of)