Oiseaux-Tempête

ÜTOPIYA ?

(Sub Rosa / Differ-ant)

 date de sortie

04/05/2015

 genre

Rock

 style

Post-Rock

 appréciation

 tags

Frédéric D. Oberland / Oiseaux-Tempête / Post-Rock / Sub Rosa

 liens

Sub Rosa
Frédéric D. Oberland
Oiseaux-Tempête

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Prenant régulièrement des nouvelles d’Oiseaux-Tempête grâce aux multiples concerts que le groupe donne, c’est confiant dans ce qu’on allait écouter qu’on pénètre dans ÜTOPIYA ?, second album de la formation. Comme son prédécesseur, ce long-format a été enregistré en trois jours, dans des conditions très proches du live, et s’étire sur la longueur, profitant à fond des possibilités offertes par le(s) style(s) dans le(s)quel(s) le quatuor intervient.

En effet, avec ce nouvel album, le groupe accueille pleinement Gareth Davis à la clarinette basse, après avoir été un simple invité sur le premier ouvrage. La rondeur et la profondeur de ses interventions se marient idéalement, on le suspectait déjà, avec les participations plus acérées et nerveuses de la guitare d’Oberland ou de la basse de Stéphane Pigneul. Comme souvent avec ce registre musical instrumental, il sait aussi servir d’impeccable écrin pour du spoken word ; GW Sok, ex-leader de The Ex, est ainsi convié à poser quelques phrases sur Ütopiya / On Living. La forme de tension née des partitions des deux compères, relayés à la batterie par Ben McConnell, trouve ainsi un contrepoint, plus liant et moins fiévreux, tandis que la clarinette de Davis sait également dialoguer habilement avec le saxophone alto de Frédéric D. Oberland et qu’un titre plus alangui trouve sa place en fin de disque (Aslan Sütü (Santé, Vieux-Monde !)).

Mais que l’auditeur ne s’y trompe pas, et l’intitulé de l’album (avec cette évocation d’une révolution) comme ses sources (puisées dans les voyages en Turquie et Sicile) ou son visuel le rappellent bien, fracas et explosions constituent assurément le matériau de base des compositions d’Oiseaux-Tempête. Par endroits, de toute évidence, cela peut confiner au trop-plein, au débordement sonore (Yallah Karga (Dance Song)), voire à l’enchaînement sans fin (Soudain Le Ciel qui se termine en fade out, comme si le groupe n’arrivait pas à mettre un point final à ses digressions). C’est alors qu’on se rend compte que la musique d’Oiseaux-Tempête s’apprécie probablement davantage en concert et, précisément, l’album se clôture, par une piste extraite de leur prestation donnée à l’Église Saint-Merry.

François Bousquet
le 15/07/2015

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