Benjamin Finger

Listen to my nerves hum

(Time Released Sound / Import)

 date de sortie

15/07/2013

 genre

Electronique

 style

Folk / Minimal / Néo-Classique

 appréciation

 tags

Benjamin Finger / Folk / Minimal / Néo-Classique / Time Released Sound

 liens

Benjamin Finger
Time Released Sound

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Depuis qu’on l’a découvert en 2009 avec son album Woods of Brocoli, nous parlons régulièrement de cet artiste norvégien qui compose avec sensibilité aux croisements des musiques électroniques et folk. Également membre du duo electronica Beneva vs. Clark Nova qui semble avoir été stoppé, Benjamin Finger proposait jusque là une musique plutôt riche, dense. Avec ce nouvel album le Norvégien semble opérer un virage assez net, à moins qu’il ne s’agisse que d’explorer temporairement de nouveaux territoires de jeu.

C’est en effet une surprise importante que l’on connait à l’écoute de Birthslides, ouvrant l’album sur un piano solo, des silences importants, quelques voix captées au second plan, le grincement d’une porte, et plus tard le glissement des doigts sur les cordes d’une guitare. C’est beau, invitant à la contemplation et original, avec une mélodie fragile, globalement hésitante voire chaotique même si quelques élans mélodiques relance la machine. L’électronique passe donc au second plan, limité à quelques field recordings ou vocalises, au profit d’une musique que l’on situera ici entre folk et néoclassique.
Après les quelques hésitations des premiers titres, Bogatynia in mother passe presque pour un tube avec ses mélodies et son tempo parfaitement maîtrisés, alliant mélancolie et une certaine gravité, jusque dans les enregistrements ambiants qui mêlent piaillement d’oiseaux et claquements de porte.

On distingue assez nettement deux types de morceaux : d’une part quelques pièces moins inspirées, flottantes, qui tournent un peu en rond et mettent l’accent sur un certain minimalisme (Leaving Linjevegen, Road to Salema), et de l’autre des titres plus enlevés et habités comme Das Paris Des Second Empire Benjamin incorporant une voix extraite d’une émission radio, ou mieux Año Nuevo Acid Crackers avec la foule et le crépitement de feux d’artifices.
Petite originalité inattendue, l’apparition d’un magnifique chant d’origine espagnole sur le logiquement nommé Sevilla on tape, suivi d’applaudissements nourris, sur un piano ferme et grave. L’album se termine d’ailleurs par un autre contraste du même genre, alliant cette fois piano et fanfare, certainement captée lors d’un défilé en pleine rue.

Un album inattendu mais une très belle surprise. Sensible et délicat.

Fabrice ALLARD
le 23/07/2015

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