Justin Lieberman : Je T’Empire

 date

du 05/06/2015 au 23/08/2015

 salle

Confort Moderne,
Poitiers

 appréciation
 tags

Confort Moderne / Justin Lieberman

 liens

Confort Moderne

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Poursuivant son entreprise de défricheur de la scène plasticienne états-unienne, le Confort Moderne s’attache à présent à la production de Justin Lieberman qui, après être né en Floride et avoir vécu à Brooklyn, s’est installé à Munich mais continue d’avoir les USA comme horizon. De fait, la majeure partie de son travail tourne autour de la culture nord-américaine et des différents mirages de cette société (vedettariat, mascottes…) comme de ses promesses économiques non tenues.

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Vue de l’exposition (salle Muséale)

Pour rendre compte de cette situation, le plasticien utilise majoritairement la technique du collage et de l’accumulation. Ce procédé trouve ainsi des déclinaisons connues, lorsque Lieberman superpose, sur le châssis, ses notes de travail et diverses images et photos (série des Super Supplemental) mais peut également prendre des atours moins attendus, avec le montage, bout à bout, des introductions de la série The Twilight Zone, ou bien ceux des chansons diffusées dans un restaurant végétarien dans lequel il travaillait, ou encore la réactivation minimale de The Corrector’s Pre-Fab Custom House, grand dôme où étaient entreposés plus de deux cent objets emblématiques de la culture états-unienne.

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Vue de l’exposition (salle du Propriétaire Immobilier)

Somme toute assez répétitif, cette façon peut néanmoins connaître quelques variations plus subtiles, dans la salle dite du Propriétaire Immobilier. Victime de la crise des subprimes, Justin Lieberman reçut des courriers d’huissiers, relances de factures et autres lettres de menaces ; retranscrites en surimpression sur des œuvres qu’il n’a pas réussi à vendre, elles sont accrochées sur les murs d’une pièce au milieu de laquelle trône une vaste installation, ensemble de tiroirs où se trouvent réunis des objets ayant appartenu à l’artiste. Plus politique que les autres salles, moins potache que celle regroupant ses travaux les plus anciens (trop ouvertement tournés vers de l’épate-bourgeois), cet espace s’extrait donc du reste d’une exposition qui a toutefois permis de nous faire découvrir ce plasticien.

François Bousquet
le 05/08/2015

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