34423

Tough And Tender

(Kaico / Import)

 date de sortie

14/07/2013

 genre

Electronique

 style

Electronica / IDM / Techno

 appréciation

 tags

34423 / Electronica / IDM / Kaico / Techno

 liens

34423
Kaico

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Comme évoqué il y a quelques mois, on poursuit la découverte des labels et sous-labels de la structure japonaise Nature Bliss. Après le label Panai, évoqué avec la chronique d’un album d’Alejandro Franov, voici la structure Kaico, sous-label du bien connu Spekk, apparemment très porté sur des musiques electronica/IDM.

A vrai dire, on partait sur un mauvais a priori avec cet album, venu du soleil levant, avec une jeune japonaise sur la pochette, soutenu par une structure (Nature Bliss) qui investit tous les styles musicaux possibles au point de s’y perdre. Même les premières notes qui généralement donnent le ton ne nous rassurent pas vraiment, on s’attend à cette electronica un peu mièvre et poppy, bien trop entendue. Et c’est finalement suite à l’écoute complète de l’album que l’on est séduit, en particulier par sa richesse, sa variété de style et son mélange plutôt habile de douceur, effectivement de subtiles incursions pop, et de sonorités parfois bien plus arides (le label classe d’ailleurs cet album dans les catégories electronica et hard techno...).

La rythmique qui domine sur le titre d’ouverture est certes dure et complexe, assez imprévisible, mais l’accompagnement reste abstrait, s’appuyant tout juste sur quelques lancements de tonalités et nappes tronquées. Évitant la facilité, la japonaise déforme sans cesse ses constructions rythmiques et mélodiques, instillant une pointe pop au sein d’un Quest qui reste flottant malgré son déluge rythmique. Plus loin on sent le débordement d’idées qui s’enchaînent, du coup sur un très joli Atom à l’intro dubbisante, s’alignent ensuite des nappes d’orgues avant de conclure par une belle structure rythmique donnant à ces nappes un nouvel élan.
On trouve bien quelques titres avec des vocalises, suffocantes sur Mask, douces, légèrement désenchantées sur Knock, mais à chaque fois cette intégration fonctionne plutôt bien, se faufilant entre des cassures et crissements électroniques sur le premier, assurant un accompagnement feutré sur le second.

Le milieu de l’album est plus classiquement electronica, avec des mélodies qui font mouche, portant Tearstorm à la limite du tube, tandis que Joint flirte avec le trip psychédélique au fil de ses circonvolutions mélodiques.
Et puis on bifurque petit à petit vers des terres plus rythmiques avec un Coach qui, après un échauffement un peu long, finira par vous faire danser sur une techno sautillante, limite cheesy. On lui préfèrera nettement A Foul Wind au son bien plus dur, un peu crade, qui vous donne l’impression d’être en club.

Les derniers titres permettent si ce n’est un retour au calme, de retrouver la lumière apportée par quelques mélodies et de conclure comme le titre l’annonçait, de façon à la fois dure et tendre. Une très belle surprise !

Fabrice ALLARD
le 16/08/2015

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