Bradien + Eduard Escoffet

Escala

(spa.RK / Import)

 date de sortie

18/05/2015

 genre

Electronique

 style

Electronica / Spoken Word

 appréciation

 tags

Bradien / Electronica / spa.RK / Spoken Word

 liens

spa.RK
Bradien

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Lors de la parution, il y a deux ans et demi, de Pols, on avait pu souligner combien la rencontre de Bradien et Eduard Escoffet se déroulait dans un univers musical assez différent de celui parcouru par le trio barcelonais sur son propre long-format. Le folk avait ainsi laissé place à l’électronique, allant chercher des climats tantôt oniriques, tantôt sombres. Cette orientation s’affirme avec Escala, second effort en commun des quatre Espagnols, aux accointances électroniques encore plus marquées. L’influence, à la production, de Stefan Schneider (Mapstation, To Rococo Rot) y est évidemment pour quelque chose et certaines rythmiques ou ambiances semblent alors directement issues des disques de cette scène électronique allemande (on se croirait très clairement revenu une quinzaine d’années en arrière, à l’écoute de plusieurs instrumentations).

Assurément, cette coloration musicale sert idéalement l’ambition du disque et fait office de support idoine au spoken word du poète : Escoffet peut ainsi prononcer ses textes sur ces rythmiques répétitives et ces fonds musicaux adaptés. Comme sur Pols, l’Espagnol n’hésite pas à réitérer (un peu trop, par moments) les mêmes strophes et mots, créant par conséquent un effet quasi-redondant avec la musique de Bradien, travaillant déjà sur les boucles. Afin de changer de tonalité, Eduard Escoffet sait laisser sa place à Lydia Lunch (et son timbre presqu’angoissant, sur Pleasure Is The Ultimate Rebellion) ou au Portugais Arnaldo Antunes sur Mantel. Pour Forget To Breathe, Escoffet et Lydia Lunch dialoguent, dans une belle rencontre, sèche et brève (un tout petit plus de deux minutes).

Pour leur part, les musiciens peuvent également densifier leurs interventions quand, par exemple, la basse se fait plus présente et le tempo un peu plus élevé (I Mar). À ce titre, on remarquera que Balbini est revenu au sein du trio, après l’avoir apparemment déserté au moment de Pols. Au total, Escala bénéficie donc de l’expérience accumulée par les quatre participants, des concerts donnés à cette seconde période d’enregistrement, et voit alors leur propos plus solide et plus consistant.

François Bousquet
le 14/08/2015

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