Konntinent

The Empire Line

(Home Normal / Import)

 date de sortie

22/05/2015

 genre

Electronique

 style

Ambient / Pop

 appréciation

 tags

Ambient / Home Normal / Konntinent / Pop

 liens

Konntinent
Home Normal

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Plus de deux ans après avoir indiqué qu’il mettait un terme, au bout de cinq années, à son projet Konntinent (pour se consacrer à ses autres pseudonymes), Antony Harrison nous propose un dernier album. Inévitablement appréhendé à l’aune de cette annonce, il est difficile de ne pas considérer The Empire Line comme une conclusion-bilan, une sorte de disque chargé de faire le point sur ces cinq ans et la douzaine de sorties publiées par Konntinent.

Loin des accointances un peu psyché qu’il avait pu développer par le passé (notamment sur Closer Came To The Light), le Britannique privilégie, sur cet album, une approche toute en délicatesse, que ce soit sur les instrumentaux, comme sur les morceaux chantés. En effet, trois titres sur les dix que compte le long-format sont ainsi interprétés par des jeunes femmes (toutes déjà connues puisque Cuushe, Chantal Acda ou Lisa Maddison avaient déjà croisé notre route, par des sorties personnelles ou des participations précédentes). Leurs timbres murmurés s’accommodent parfaitement des ambiances vaporeuses développées par Harrison puisqu’on retrouve, dans l’ensemble, les atmosphères prisées par l’Anglais dans la majeure partie de sa discographie.

De fait, son ambient est, à nouveau, agrémentée de triturations, de micro-rythmiques, de quelques apports mélodiques provenant d’un Glockenspiel ou bien des harmoniques d’une guitare. Se noue ainsi une belle continuité qui trouve également un écho au sein même de The Empire Line puisque certaines lignes mélodiques sont reprises d’un morceau à l’autre, à l’image des six notes de piano qu’on trouve à la fois dans Tensile Strength et dans The Luxury Of Without. Plus encore, même quand Harrison s’essaye au chant, il opère dans un registre équivalent à celui de ses invitées, rajoutant peut-être davantage de glitchs et de saturatins (Geschrei Zwei).

Fort de tous ces éléments, l’ensemble prend assurément un atour particulièrement mélancolique, qui en vient à nous faire regretter le terme de Konntinent, bien qu’on n’ait pas forcément écouté la totalité de ses parutions.

François Bousquet
le 20/08/2015

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