Valet

Nature

(Kranky / Differ-ant)

 date de sortie

25/05/2015

 genre

Rock

 style

Space Rock

 appréciation

 tags

Kranky / Space Rock / Valet

 liens

Kranky
Valet

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Au moment où, justement, on se demandait ce que devenait Honey Owens, Kranky annonçait la publication d’un nouvel album de Valet. Venant sept ans après Naked Acid (alors que l’écart entre ce deuxième long-format et son prédécesseur était de moins d’une année), Nature voit l’États-unienne changer de style musical, probablement riche de ses expériences dans l’intervalle, puisqu’elle a œuvré au sein de The Miracles Club, duo d’acid-house et qu’elle a eu un enfant avec Rafael Fauria, précisément l’autre membre de The Miracles Club.

On se souvenait des albums de Valet comme de plongées free-folk, portés sur des ambiances hantées et un chant nonchalant. Cette fois-ci, la musicienne de Portland opte pour un space-rock fait de morceaux à la durée calibrée (quatre minutes et quelques), au chant nettement plus affirmé, tenu par la batterie de Mark Evan Burden (déjà présent par endroits sur Naked Acid) et paré d’une réverbération idoine. Assurément, ce schéma nous est fort familier, a fortiori sur Kranky, label qui abrite déjà plusieurs projets voisins, mettant aux prises des jeunes femmes signant sous leur nom propre (ou sous un pseudonyme) et s’accompagnant occasionnellement d’invités. Néanmoins, l’immédiateté d’une piste comme le morceau-titre emporte aussitôt l’adhésion.

De même, la faculté de l’auditeur à distinctement percevoir le phrasé d’Owens, la structuration en couplets-refrains des morceaux, la présence de chœurs en soutien (réalisés par l’États-unienne elle-même) ou les déliés de guitare électrique favorisent l’attachement à un album pleinement convaincant. Sous cet aspect, la durée de chaque titre lui permet, au moment où la six-cordes semble se perdre dans des circonvolutions psyché, de couper court aux propos et de maintenir l’ensemble sous un boisseau plus raisonnable. À son propre endroit également, Honey Owens sait ne point trop en faire et livrer un morceau instrumental en milieu d’album (Nowhere), afin de ne pas lasser l’auditeur qui pourra juste, au sortir de Nature, regretter sa brièveté (huit titres et trente-six minutes au total).

François Bousquet
le 25/08/2015

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