Pure

No End of Vinyl

(Crónica Electronica / Metamkine)

 date de sortie

02/07/2013

 genre

Electronique

 style

Expérimental / Improvisation / Industriel / Minimal

 appréciation

 tags

@C / Cindytalk / Crónica Electronica / Expérimental / Improvisation / Industriel / Minimal / Pita / Pure / Rashad Becker

 liens

Pure
@C
Pita
Crónica Electronica
Cindytalk

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C’est en 1999 que Pure sortait The End of Vinyl, un mini-CD publié alors par le label Mego, rapidement épuisé et réédité deux ans plus tard. En préparation de la sortie de cette compilation de remixes, le label portugais Cronica ressortait ce disque au format numérique en mai 2013. No End of Vinyl est donc une libre interprétation de ce single par des artistes plus ou moins connus, quelques surprises et quelques logiques retrouvailles parmi lesquels on trouve @c, Cindytalk, ou encore Pita.

Dix artistes au total, pour un résultat plutôt étonnant, brassant toutes les expérimentations possibles : noise, electronica, impro, ambient, électro minimale, etc... C’est @c qui ouvre le bal avec ses vagues de textures granuleuses entrecoupées de coups secs et réguliers, augmentant la tension progressivement jusqu’à obtenir un mitraillage bruitiste, bref un travail personnel et respectueux de l’esprit Pure. On enchaine avec une grosse surprise puisque c’est Christoph De Babalon qui poursuit avec une électro dopée aux amphétamines, ronde, ample et mélodique, bref efficace !
On garde l’esprit mais on supprime les mélodies, ça c’est la patte The JSX pour une version sombre, minimale et crissante, dans un autre style donc mais tout aussi efficace. Dans le genre power electronics, on notera enfin la superbe interprétation de Goner, puissante, sombre, mélodique et dansante.

On passe ensuite à des versions plus expérimentales, à commencer par Cindytalk et son Miyamizu aux confins de l’ambient et de la noise, croisant souffles, textures et drones inquiétants. On sera nettement moins fan des travaux de Rashad Becker ou Arturas Bumšteinas, extrêmement dense, aux sonorités hétéroclites et répétitif pour le premier, clairement improvisé pour le second.
On terminera avec les pièces faisant l’objet d’un certain minimalisme, et c’est donc ici, étonnamment, que l’on retrouve Pita, jouant pendant plus de 8mn de pulsations de basses et d’une sorte de clavecin saturé, du plus bel effet. Opcion en n’est pas très éloigné, optant lui aussi pour des pulsations sombres afin d’habiller une nuit numérique habitée d’insectes et de fantômes.

Et puis c’est une autre surprise qui nous attend pour conclure l’album puisque sous le nom de Current 909 se cache Peter Votava, c’est à dire Pure lui-même. Il est toujours intéressant de voir comment un artiste revient sur son travail quelques années plus tard. On est ici conquis par cette relecture, 14 ans plus tard, posée, invitant quelques cordes inattendues et une rythmique minimale sur les drones de That, face B du disque original.

Fabrice ALLARD
le 18/08/2015

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