With Moths

For Silence

(A Guide to Saints / Internet)

 date de sortie

22/07/2013

 genre

Electronique

 style

New Wave

 appréciation

 tags

A Guide to Saints / New Wave / With Moths

 liens

A Guide to Saints
With Moths

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With Moths est le projet de Richard D. Marks, artiste néo-zélandais vivant à Wellington et déjà auteur de deux productions pour les labels Kimberly Dawn Recordings et Vinyl Only Tapes. C’est grâce à A Guide to Saints, une nouvelle division du label Room40 créée durant l’été 2012 que l’on découvre ce projet entre électro-goth et witch-ambient et qui sort comme toutes les productions du label, au format cassette.

On démarre par une petite intro logiquement nommée Introduction aux accords d’orgues un peu inquiétants et aux mélodies approximatives. On pense à des fantômes errants dans un grenier et cet aspect un peu bancal donne l’impression que tout peut basculer à n’importe quel moment. On poursuit avec Living The Wait, ses nappes synthétiques en berne, ses vocalises d’outre tombe, et surtout cette basse typique du genre qui ravira les fans des Cure ou des Cocteau Twins.
Une fois la machine lancée, c’est a peu près la même formule que le musicien décline, avec un accent plus prononcé sur les guitares de It’s Over These Days, des mélodies de 6 cordes répétitives sur Behind The Gate, invitant quelques corbeaux en introduction de Being In The World, par ailleurs un peu moins inspiré. On retrouve sur tous ces morceaux un traitement vocal systématique, à base de tonalités sombres et d’une reverb qui va jusqu’à transformer le chant en d’incompréhensibles vocalises (To Deny The Inevitable). Généralement arythmique, cette musique nous fait penser à une version ambient de la scène witch house de ces dernières années : mêmes ambiances, même chant incantatoire.

L’album d’une petite demie heure alterne entre ces titres chantés et quelques instrumentaux qui viennent quelque peu alléger l’ambiance. On notera par exemple le beau, et du coup trop court Yawn Of Indifference dont les synthés se trouvent subtilement traités, ou encore le plus brut The End Of Nowhere. On termine avec le long et répétitif Into The Negative avec ici encore des synthés particulièrement bruts, un peu kitsch, nous rappelant un peu les travaux de In The Nursery.

Une production de jeunesse, parfois un peu maladroite mais attachante et qui a de quoi satisfaire quelques vieux goths.

Fabrice ALLARD
le 06/09/2015

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