Dalglish

Venoyn

(Record Label Records / Import)

 date de sortie

00/09/2013

 genre

Electronique

 style

Electronica / Expérimental / Industriel

 appréciation

 tags

Dalglish / Electronica / Expérimental / Industriel / O.S.T. / Record Label Records

 liens

Record Label Records
Dalglish

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Nous l’avions déjà évoqué en 2008, Dalglish est désormais le projet musical de Chris Douglas, précédemment connu pour sa musique dark-ambient qu’il composait sous le nom d’O.S.T.. On découvrait ce nouveau projet sur le label américain Record Label Records, et c’est sur ce même label qu’il sortait cinq ans plus tard ce 12" d’expérimentations rythmiques aux tendances industrielles.

Que ce soit en tant que O.S.T. ou maintenant Dalglish, la musique de Chris Douglas a toujours été expérimentale, et plutôt sombre. Cette nouvelle production dont le titre suggère déjà l’aspect venimeux n’échappe pas à la règle. On retrouve bien le style de Dalglish avec ces boucles mécaniques, ronronnements graves et frottements secs, arides qui servent d’ouverture sur Gild Sudnpe. La base est souvent la même et confère à la musique de Dalglish un style avant tout rythmique que ce soit un martèlement sourd sur SS, raclements et tintements métallique apportant une teinte industrielle à Hia De Kae ou concassage dense et sourd, peut-être plus proche des expérimentations rythmique d’Autechre sur un 8..19.20 qui se distingue toutefois par ses sonorités plus concrètes, faisant penser à des coups sur des câbles métalliques.

Si ces boucles rythmiques apportent déjà beaucoup de matière, le second plan est loin d’être vierge. L’Américain a tendance à y superposer des sonorités diverses, abstraites, mais aussi des bribes mélodiques, nappes, textures et souffles. Rien de très lumineux dans tout ça mais pourtant, les quelques notes qui ponctuent Gild Sudnpe apportent un brin d’air, tandis que l’ambiance de SS, pleine de reverb, tend à localiser cette pièce, que ce soit un hall de gare ou une usine désaffectée.
Alors que l’on avance dans le disque, nous avons l’impression de nous diriger vers un relatif apaisement. Le son de 8..19.20 est déjà plus clair, moins étouffant, mais surtout l’album s’achève sur un étonnant Cal.m0, arythmique et principalement acoustique. On se rapproche ici d’une musique improvisée mêlant petits tintements métalliques, tonalités électroniques et glissements métallisés.

Un disque exigeant, complexe, comme Chris Douglas est habitué à les produire.

Fabrice ALLARD
le 13/09/2015

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