Ending Satellites

And So Sing The Black Birds

(Autoproduit / Internet)

 date de sortie

00/09/2013

 genre

Electronique

 style

Ambient / Krautrock / Néo-Classique / Post-Rock

 appréciation

 tags

Ambient / Autoproduit / Krautrock / Néo-Classique / Post-Rock

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Après un premier album publié en 2012 (7 Billion Passengers | Only One Flight), Ending Satellites revenait en 2013 avec cet EP, toujours auto-produit. Ce projet qui se définit comme sonore et visuel est mené par Damien Dufour pour le son, auquel se joint Céline Primé pour le visuel. Formation a géométrie variable, quelques invités viennent contribuer de temps à autre, avec sur cet EP la participation de François Creutzer déjà présent sur l’album.

Logiquement, avec leur volonté de marier son et image, la musique de Ending Satellites se veut cinématographique. Il doit effectivement bien il y avoir moyen d’y coller des images, mais ce n’est pas forcément ce qui nous aura le plus marqué sur ce disque. Avec son titre aux teintes ombrageuses, on trouve là un album de post-rock dans la pure tradition du genre, ponctué ça et là de parenthèses lorgnant vers la folk, le néoclassique ou l’ambient, et c’est bien cette combinaison, ces variations d’humeur qui nous ont décidé à parler de ce disque.

On commence par le gros morceau, à savoir le morceau titre qui s’étire sur plus de 12mn. Après une intro de fort belle facture, on retrouve clairement l’approche post-rock avec nappes d’orgues et mélodie de guitare électrique un peu grave, appuyée en cela par quelques franches percussions. Mais Damien Dufour sais tenir l’auditeur en haleine et propose régulièrement des cassures, des breaks quasi ambient, conviant notamment un violoncelle, tandis que les mélodies de six cordes sont portées par les sifflements de ce qui pourrait être un Theremin. Après une multitude de faux départs qui sont autant d’occasions de relancer la machine, on finit par le classique déluge de guitares acérées et rafales de percussions.
Du coup le contraste est assez saisissant avec la douce intro de Hollow & Ghosts mêlant nappes d’orgues et... une rythmique plus proche d’une electronica. Mais même les titres les plus courts font l’objet de contrastes saisissants, passant sans crier gare du calme à la tempête, que ce soit ici ou sur Interlude 9.

Si Damien Dufour maîtrise ses structures, on lui reconnaitra également un certain talent mélodique, par exemple sur cette longue intro à la guitare sur We’re From Near And Far. Plus étonnant (mais c’est une belle surprise), A Day in Port-Royal est plus proche d’une pièce néo-classique dans laquelle on retrouve toutefois les contrastes chers à son auteur, avec quelques passages particulièrement secs.
Pour finir, on citera les accents clairement krautrock de A Floating Point, particulièrement présents dans cette ligne de basse électronique que l’on croirait tirée d’un album de Tangerine Dream.

Un album que tout amateur de post-rock devrait apprécier. Ca ne dure qu’une trentaine de minutes mais cela reste un riche EP.

Fabrice ALLARD
le 21/09/2015