Masayoshi Fujita

Apologues

(Erased Tapes / Import)

 date de sortie

11/09/2015

 genre

Jazz

 style

Acoustique

 appréciation

 tags

Acoustique / El Fog / Erased Tapes / Masayoshi Fujita

 liens

El Fog
Erased Tapes
Masayoshi Fujita

 autres disques récents
Lawrence English + Stephen Vitiello
Fable
(Dragon’s Eye Recordings)
Eluvium
False Readings On
(Temporary Residence Ltd)
Teruyuki Nobuchika
Still Air
(Oktaf)
Zane Trow
The Transient Implosion
(Room40)

La situation semble assez limpide : pour ses travaux plus électroniques, Masayoshi Fujita utilise le pseudonyme d’El Fog, tandis que ses productions acoustiques sont publiées sous son nom propre. C’est ainsi que deux ans et demi après un premier album sur flau, c’est sur Erased Tapes que le Japonais fait paraître un nouveau long-format pour lequel il s’est entouré d’autres musiciens, chargés d’accompagner son vibraphone, dont Arturo Martínez Steele (violoncelle) et Hoshiko Yamane (violon), déjà présents sur Stories.

De fait, c’est naturellement cet instrument qui se retrouve au centre des huit compositions du disque, avec ses notes métalliques légères, son aspect velouté et la dimension aquatique de ses enchaînements mélodiques. Joué aux mailloches ou à l’archet, le vibraphone parvient à développer, dans le même morceau, voire de manière superposée, deux types de sonorités : des suites de notes au chromatisme délié et des plages tenues à l’oscillation en flux et reflux (Tears Of Unicorn, Beautiful Shimmer).

Si l’accompagnement par la flûte de Mio Suzuki n’est pas forcément du meilleur effet, générant une certaine mièvrerie (Moonlight), la clarinette de Yoko Ozawa fait gagner en densité et profondeur, ses liaisons répondant habilement à la présence plus heurtée du vibraphone (Swallow Flies High in the May Sky). De même, quand plusieurs instruments sont convoqués, dans un ensemble plus orchestré et tenant presque de la micro-symphonie, le résultat se fait convaincant (Puppet’s Strange Dream Circus Band). Enlevé et tintinabulant, ce morceau se trouve suivi de Requiem qui vient, logiquement, clore Apologues, dans un final tout en recueillement et en intériorité, jouant sur des trémoli du vibraphone.

François Bousquet
le 04/11/2015

À lire également

El Fog
Rebuilding Vibes
(flau)
Oliveray
Wonders
(Erased Tapes)
Ólafur Arnalds
...And They Have Escaped The Weight Of (...)
(Erased Tapes)
Peter Broderick
These Walls Of Mine
(Erased Tapes)