Emptyset

Recur

(Raster-Noton / Metamkine)

 date de sortie

28/10/2013

 genre

Electronique

 style

Glitch / IDM / Minimal

 appréciation

 tags

Emptyset / Glitch / IDM / Minimal / Raster-Noton

 liens

Raster-Noton
Emptyset

 autres disques récents
Matt Christensen
Honeymoons
(Miasmah)
Giulio Aldinucci
Goccia
(Home Normal)
Automatisme
Momentform Accumulations
(Constellation)
Gratuit

(Ego Twister)

Rapidement évoqué l’an dernier à l’occasion de la sortie de leur EP Collapsed, le duo Emptyset ne nous avait alors pas vraiment convaincu et même sentiment à l’issu de leur prestation live au Bozar Electronic Arts Festival de 2013. Comme nous évoquions et anticipions notre appréciation de cet album lors de la chronique du EP, nous décidons de parler de ce Recur, cette fois en connaissance de cause.

Pour mémoire, on découvrait Emptyset avec Collapsed, et on comparait assez facilement leur travail à base de textures brutes et rythmiques lourdes à Pan Sonic. Bien sûr, il y a peu de différences entre le EP et l’album, on y retrouve le même genre de sonorités, mais d’une part ce Collapsed cherchait l’efficacité avec des tempos plutôt soutenus, et d’autre part le long format est l’occasion d’explorer d’autres styles et de prendre un peu plus de risques.
On démarre par le commencement, soit Origin et ses nappes spatiales, ponctuées de quelques mitraillages rythmiques épars. C’est avec Fragment que l’on rentre dans le vif du sujet, à base d’ondulations de basses et textures grésillantes. Une musique essentiellement rythmique donc, plutôt répétitive et particulièrement portée sur le travail des sonorités, faisant pencher le travail du duo du côté des musiques industrielles.

Comme on pouvait s’en douter, les compositions sont ici plus posées : les sonorités sont sèches et abrasives, mais le tempo reste généralement très mesuré, contribuant à faire de Recur un album de salon plutôt que de club. Un bel exemple de ce travail sera Order avec ses basses ondulantes virant au crissement métallique ou Lens qui en reprend la formule tout en gagnant en profondeur. Par contre comme on s’en doutait à l’écoute du EP, le duo peine un peu à se renouveler et son style minimaliste et métronomique tend à lasser, particulièrement sur le très répétitif Instant.
Du coup, dès qu’un titre sort un peu du lot, il retient notre attention. C’est le cas d’une part de Absence, une improbable pièce ambient mêlant drone et souffles, une sorte de respiration qui sépare l’album en deux parties. L’autre surprise est le caudal Limit qui, après une belle intro ambient, accélère le tempo par l’intermédiaire d’une rythmique plus complexe, aride et fracturée, pour un très joli final.

Notre impression générale est donc mitigée puisque nos craintes initiales se retrouvent en partie sur ce long format qui est toutefois pour le duo l’occasion de tenter quelques échappées salvatrices.

Fabrice ALLARD
le 26/10/2015

À lire également

Frank Bretschneider
Sinn+Form
(Raster-Noton)
Senking
Pong
(Raster-Noton)
27/09/2013
Bozar Electronic Arts
(Bozar)
23/03/2011
Quad #4 : Alva Noto (...)
(Rex Club)