Yui Onodera

Semi Lattice

(Baskaru / Metamkine)

 date de sortie

21/09/2015

 genre

Electronique

 style

Ambient

 appréciation

 tags

Ambient / Baskaru / Yui Onodera

 liens

Baskaru
Yui Onodera

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Après avoir connu plusieurs années sans sorties (en 2012, 2013 et 2014), Yui Onodera semble vouloir mettre 2015 à profit pour rattraper le temps : outre l’album en commun avec Vadim Bondarenko (sorti en mai sur Serein et évoqué sur ces pages), Semi Lattice est, en effet, le second long-format solo que publie le Japonais cette année. Avec son titre emprunté à la fois aux mathématiques et à l’architecture (un semilattice est une des formes d’ensemble partiellement ordonné, dans laquelle la relation d’ordre est un peu différente de celle d’un arbre, moins symétrique en quelque sorte), on peut imaginer une proposition assez cérébrale, faisant appel à des concepts savants, d’autant plus qu’aucun titre spécifique n’est donné aux sept morceaux de l’album.

Il est néanmoins possible d’appréhender le disque sans aucun bagage scientifique et, partant, de se laisser aller à la divagation induite par l’ambient du Japonais. Alors qu’on nous précise qu’Onodera entremêle lignes réalisées avec de véritables instruments (piano, guitare) et field recordings issus de son ordinateur, il reste délicat de faire la part des choses, tant l’agrégat ainsi conçu tend vers une homogénéisation des sonorités.

Si quelques apports un peu différents peuvent venir tempérer ce sentiment, à l’image des éléments aquatiques de Semi Lattice 4, cette impression va jusqu’à se trouver contredite lorsque le piano intervient de manière isolée. Semi Lattice 5 relève de cette catégorie, avec son tapis de nappes et triturations légères, idéal pour accueillir la partition de piano, aux airs d’improvisation vaporeuse. Avec sa construction progressive et la manière qu’a Onodera de transformer les lignes de piano en concours plus dilués, tout au long des dix minutes, ce morceau sert d’habile transition vers la fin de l’album, dans laquelle les apports chromatiques se font moins uniformes qu’au début, jouant sur une sorte de flux et reflux.

François Bousquet
le 18/11/2015

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